Par : B.N.
Les étudiants en médecine ont tenu, dans la journée d’hier, un sit-in de protestation au niveau de la faculté de médecine de la wilaya d’Annaba pour protester contre ce qu’ils ont qualifié de ” décision arbitraire ” prise par l’administration de l’établissement à leur égard.
Il s’agit des étudiants ayant passé les rattrapages à la fin de leur 6ème année universitaire. Dès lors, les étudiants non admis aux sessions ordinaires débutent leur internat dans les différents établissements relevant du CHU d’Annaba le mois de septembre de chaque année. L’internat, qui dure une douzaine de mois, se conclue également le mois de septembre de l’année suivante pour, enfin, permettre aux médecins souhaitant passer l’examen national de résidanat d’être à l’heure de l’épreuve qui est prévue, en temps normal, le mois d’octobre de chaque année.
Cependant, il semble que les règles ont changé pour les 400 étudiants de la promotion 2016, qui devaient entamer leur internat à partir du mois en cours. En effet, le chef de département de la médecine, qui est également chef du service de gynécologie, a décidé de lancer le parcours de l’internat de la session de rattrapage au mois d’octobre. Ainsi, les concernés finiront leur année d’internat au même temps de l’examen national de l’accès au résidanat, ce qui rend leur participation au concours quasi-impossible. La responsable justifie sa décision par le fait que les étudiants de la promotion de l’année 2015 soient en retard et n’ont toujours pas fini leur parcours d’internat en raison de la perturbation causée par la pandémie de la covid-19, ainsi que les services du CHU Ibn Rochd qui souffrent énormément d’engorgement. Cet argument ne semble pas suffisant pour les protestataires qui se disent non concernés par les problèmes internes de l’administration, notamment si l’on se réfère à l’importance que représente l’examen de l’accès au résidanat dans le parcours d’étude d’une grande majorité des étudiants.
Nous avons bien évidemment tenté de prendre langue avec le doyen de la faculté de médecine, M. Abdelhakim Bouchrit, mais nos tentatives sont restées vaines. De leur part, les concernés ont adressé une lettre de réclamation au doyen de la faculté de médecine, M. Abdelhakim Bouchrit, le recteur de l’université Badji Mokhtar d’Annaba, M. Mohamed Manaâ, ainsi que le ministère de la Santé. En attendant une réponse de la part des autorités concernées, les 400 étudiants demeurent toujours dans un état de stress, de panique et d’inquiétude, quant à leur sort.










