Projets des logements en retard : Les promoteurs immobiliers, dos au mur  

Par : A.Ighil                        

Depuis plusieurs années, des projets de logements, toutes formules confondues, ont enregistré des retards considérables dans leur réalisation. Des responsables de l’exécutif, notamment les directions du logement et de l’urbanisme, étudient les contraintes auxquelles font face ces projets qui s’éternisent et aux difficultés rencontrées par ces promoteurs défaillants. Pourtant, le chef de l’exécutif, conscient de cette problématique, a donné des instructions fermes aux uns et aux autres de mettre un terme à cette léthargie d’un secteur de première importance. « Quand le bâtiment va, tout va ! » comme dirait un vieil adage. Dans des éditions précédentes, nous avons relevé des exemples de projets, toutes formules confondues, à travers plusieurs communes de la wilaya qui connaissent d’énormes retards. Cette situation donne lieu à des mouvements de contestation de la part des souscripteurs, excédés par ces retards et parfois par l’arrêt pur et simple du projet ; le dernier en date, celui des souscripteurs des 200 logements sociaux participatifs (LSP) de la localité de Bouzaaroura, dans la commune d’El Bouni.  Autre exemple des plus édifiants, c’est celui du projet des 650 logements LPA de Berka Zerga qui date de 2012 pour une durée de 36 mois, et en 2022, il n’en est qu’à 30% de sa réalisation. Sans omettre de signaler que le projet de Bouzaaroura, dans la commune d’El Bouni, les (300+200) logements LSP, datant de 2005, avec leur réalisation, confiée à un promoteur privé défaillant qui n’a pas respecté ses engagements selon un rapport du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. L’affaire des deux projets est devant le conseil d’Etat. Et les acquéreurs attendront longtemps pour aspirer à un toit. Une autre formule est en passe de connaître le même sort, c’est celle de l’AADL. Les souscripteurs (2013) des 870 logements attendent toujours le démarrage du projet. Alors que le site 2.000 logements AADL d’El Gantra, dans la commune de Sidi Amar date de 2018 pour une durée de trente-deux mois. Plusieurs contraintes ont retardé sa livraison, notamment des bidonvilles qui occupaient le site devaient être évacués par la force publique et l’entreprise chargée de la réalisation des réseaux divers (VRD) a accusé un grand retard pour des raisons bureaucratiques. Sans omettre de signaler que plusieurs sites AADL livrés, le 5 juillet dernier, sont à ce jour, sans électricité et gaz. Pour défendre leurs intérêts et attirer l’attention des pouvoirs publics, ils se sont constitués en association. Ils ont toujours dénoncé le laxisme des pouvoirs publics. Alors que dans les communes rurales, l’attribution des logements ruraux est un vrai casse-tête pour les maires de ces communes, car la demande est chaque jour plus importante et les quotas sont souvent insignifiants. Alors que dans le secteur privé de la promotion immobilière, c’est la débandade. Or, un grand nombre de promoteurs privés ont des démêlés avec la justice. Des acquéreurs se sentent arnaqués et font appel aux tribunaux pour régler leurs litiges qui consistent en la récupération de leurs versements, estimés parfois à des centaines de millions de centimes. Ainsi, la situation dans le secteur du bâtiment est peu reluisante, il est grand temps que les pouvoirs publics donnent un coup de pied dans la fourmilière pour relancer ces projets et mettre de l’ordre à ce secteur névralgique.

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