Depuis le 5 juillet 2022, date de la livraison des îlots 3 et 4 de Draa Erich, plusieurs des réserves constatées n’ont pas encore été levées à ce jour. Il s’agit des 1.502 logements. Un projet confié à l’entreprise turque Kuzu en 2018. Les locataires de ces sites estiment que les responsables de l’AADL, DUAC, ainsi l’EPIC Draa Errich qui ont longtemps fait la sourde oreille, ont failli à leur mission.
Ces locataires en colère invitent solennellement les élus du peuple de constater les nombreuses défaillances qui persistent principalement dans le domaine de l’aménagement. En premier lieu, la peinture de nombreux immeubles se détachent, une peinture à base de résine et poudre de marbre qui devait durer le plus longtemps possible.
Une des réserves non encore levée par la société réalisatrice qui est en fin de contrat. “Cette défaillance incombe à Gest Immo, suite au départ des Turques”, nous dira l’un des résidents du site. Il faudrait dire que le nouveau pôle urbain intégré de Ben Mostefa Benaouda, n’est sans doute pas « un modèle réussi » de nouvelle ville et ne sera pas de sitôt la Smart City, comme annoncé en grande pompe par les concepteurs d’une ville qui devait être « une solution définitive » pour le problème du foncier rencontré dans la wilaya d’Annaba, selon les propos d’un ancien ministre de l’Habitat.
Un impressionnant pôle urbain s’étendant sur 1.334 hectares, devant accueillir 50.000 logements, tous segments confondus. Un projet grandiose, mais qui présente certaines nombreuses anomalies. Les dernières pluies ont mis à nu plusieurs défaillances dans la conception des voiries et la capacité d’évacuation des eaux pluviales.
Le point noir de l’aménagement des sites
Des regards apparents surélevés qui représentent un réel danger, alors que les automobilistes doivent slalomer pour les éviter. Au niveau du site des 2.500 logements, à la limite des 837 logements Ozka, existe un problème de déplacement, surtout pour les locataires des bâtiments A2- 25 et A2- 26, qui comptent une soixantaine de familles. Un problème réel de déplacement des enfants scolarisés vers l’arrêt de bus du côté du bloc B16. Les résidents ont proposé la réalisation par l’AADL qui a en charge la réalisation des voies et réseaux divers (VRD) primaires, secondaires et tertiaires. Ils proposent des escaliers urbains qui seront une sorte de raccourci pour faciliter le déplacement des citoyens et des élèves pour rejoindre leur bus.
Alors qu’en contrebas de ce site, se trouvent les 2.000 logements publics locatifs (LPL) dont le site n’a pas fière allure. De visu, un aménagement catastrophique avec un manque flagrant de garde-corps dans les murs de soutènement qui protègent les constructions, ce qui représente aussi un risque de chutes d’une hauteur évaluée de 5 à 6 mètres. Nos interlocuteurs pointent du doigt la direction de l’Urbanisme, de l’Architecture et de la Construction (DUAC) par rapport aux travaux qu’elle a réalisés en 2020 et ainsi que les regards, en nombre considérable, qui sont toujours apparents, allant jusqu’à 70 cm de hauteur par rapport à la voie carrossable.
C’est le cas également des 2.000 logements sociaux, dont les travaux d’aménagement ont été abandonnés, nous dit-on, depuis 2017. Ainsi, la situation est des plus préoccupante, et les élus du peuple des deux Chambres, Parlement et Sénat, sont interpelés afin d’intervenir et faire entendre la voix des résidents désemparés.
Par : Azzedine Ighil











