Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a opposé un démenti catégorique aux informations relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux, selon lesquelles la pastèque rouge commercialisée sur le marché national serait impropre à la consommation. Dans un communiqué rendu public hier, le département ministériel assure que les analyses effectuées en laboratoire n’ont révélé aucun élément confirmant ces allégations et dénonce une campagne de désinformation portant atteinte à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire.
Le ministère souligne que ces rumeurs interviennent alors que plusieurs secteurs économiques enregistrent une dynamique positive, notamment celui de l’agriculture, dont les produits connaissent un intérêt croissant aussi bien sur le marché national qu’à l’exportation. Il estime, à ce titre, que la diffusion de telles informations infondées est susceptible de porter préjudice aux producteurs nationaux et de semer l’inquiétude parmi les consommateurs.
Les consommateurs appelés à ne pas céder aux rumeurs
En coordination avec le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national ainsi que le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, le ministère de l’Intérieur invite les citoyens à ne pas se laisser influencer par les informations non vérifiées diffusées sur les plateformes numériques. Il rappelle que la protection de la santé publique et la sécurité des consommateurs demeurent une priorité pour les pouvoirs publics, qui poursuivent quotidiennement leurs opérations de contrôle et de surveillance afin de garantir la conformité des produits alimentaires mis sur le marché.
Le communiqué revient également sur les interventions de certaines personnes et associations se réclamant de la défense des consommateurs. Il précise que toute prise de position ou diffusion d’informations en dehors des missions qui leur sont légalement attribuées constitue un dépassement de leurs prérogatives. Les associations concernées sont ainsi appelées à respecter le cadre juridique régissant leur activité et à transmettre leurs préoccupations aux autorités compétentes, plutôt que de s’exprimer sur des questions ne relevant pas de leur champ d’intervention.
Les contrevenants avertis
Le ministère affirme, enfin, qu’il se réserve le droit d’engager toutes les procédures prévues par la législation en vigueur à l’encontre des auteurs de fausses informations ou de toute association ayant enfreint les dispositions légales. Il rappelle notamment que l’article 40 de la loi n° 12-06 relative aux associations autorise, lorsque les infractions sont établies, le gel de l’activité de l’association concernée.
Cette mise au point officielle intervient après la large diffusion, sur les réseaux sociaux, de publications évoquant de supposés cas d’intoxication alimentaire attribués à la consommation de pastèques rouges, alimentant l’inquiétude d’une partie des consommateurs. Pour sa part, l’Organisation algérienne pour la protection et l’orientation du consommateur et de son environnement (APOCE) avait uniquement recommandé d’éviter l’achat de pastèques déjà découpées, expliquant que le couteau utilisé pour les trancher peut favoriser le transfert de germes présents sur l’écorce vers la chair du fruit, avec un risque potentiel de contamination.
Par : S.A.B.











