Après la diffusion d’une vidéo montrant le registre des doléances du service des urgences fermé par un cadenas, la direction générale du Centre hospitalier universitaire a livré sa version des faits. Une réponse qui se veut rassurante, mais qui ne devrait pas éteindre toutes les interrogations soulevées par les images largement relayées sur les réseaux sociaux.
Dans un communiqué, la direction affirme que le registre n’est verrouillé que durant la période nocturne afin de le protéger contre le vol et les dégradations. L’établissement assure que le document a déjà disparu à deux reprises et qu’il a également fait l’objet d’inscriptions jugées inappropriées. Selon la même source, cette mesure est purement organisationnelle et ne remet pas en cause le droit des citoyens à formuler une réclamation. Les usagers peuvent, est-il précisé, demander le registre au médecin coordinateur ou au directeur de garde.
Le CHU replace également la scène dans un contexte de forte activité. Au moment de l’enregistrement de la vidéo, le service des urgences prenait en charge 32 patients évacués depuis plusieurs établissements hospitaliers de différentes wilayas. La direction indique que l’auteur de la vidéo accompagnait une patiente qui, selon les conclusions de son enquête interne, a bénéficié des examens et des soins requis avant de quitter l’hôpital après stabilisation de son état.
L’établissement hospitalier rappelle, en outre, que la prise en charge aux urgences obéit au principe du tri médical, qui privilégie les situations les plus critiques.
Par : J.Seghir











