Les agents de l’APC de Jijel sont intervenus, jeudi dernier, pour déloger les squatteurs de la plage Kotama, au centre-ville, apprend-on des services communaux, qui ont saisi du matériel illégalement exposé dans cette zone de baignade. Très fréquentée, cette plage est devenue la «Mecque» des estivants arrivant, notamment du côté de la ville de Jijel, provoquant une effervescence indescriptible.
Profitant du tumulte bruyant, des indus-occupants de la plage interviennent pour exposer divers matériels à des fins de sa location à des baigneurs ne trouvant pas d’espace pour s’installer. Pour remettre de l’ordre dans cet espace, une opération de saisie a été lancée pour tout matériel exposé sans autorisation. Menée sous la supervision des autorités locales, représentées par le chef de daïra et le P/APC, en coordination avec les services de sécurité, cette opération a permis de saisir divers objets (chaises, tables, tapis, matelas, etc…).
La municipalité de Jijel a, par ailleurs, mobilisé plus de 30 élus, cadres et employés de l’APC de Jijel, tout en fournissant des moyens matériels comprenant 3 camions, une pelleteuse, un chariot élévateur et un véhicule utilitaire. Cette intervention a été lancée pour répondre aux voix demandant l’implication des services compétents pour déloger les squatteurs illégaux des plages, qui ne cessent de perturber le déroulement serein de l’activité estivale.
Ces pratiques sont courantes tout au long d’un littoral pourtant réglementé par la cession de certaines zones de baignade dans le cadre de la loi, visant à renforcer le principe de la gratuité d’accès aux plages. Les autorités ont promulgué ce texte pour mettre un terme à l’anarchie dans l’octroi des concessions, à travers la mise en place de règles objectives, accordant la priorité aux opérateurs qualifiés. Ladite loi a fixé les règles générales d’utilisation et d’exploitation touristiques des plages, s’inscrivant dans le cadre des démarches visant à faire du tourisme un levier de la diversification économique.
Par : Amor Z









