Par : Amar Ait Bara
Les Annabis ont oublié que le spectre du coronavirus les guette encore et toujours, puisque cette semaine, de nombreux cas ont été enregistrés à Annaba. Ces derniers se sont oubliés en un espace de temps réduit et d’une accalmie, en omettant ainsi les bons vieux gestes barrières, la distanciation sociale et le port de la bavette. Ces derniers se sont laissés emportés par le chiffre de zéro contamination, enregistré depuis plus d’un mois, mais c’est un chiffre trompeur. De nombreuses familles algériennes ont été endeuillées par la pandémie de la covid-19 qui d’ailleurs sévit toujours et plusieurs cas ont été enregistrés au niveau des services de la pneumologie et des maladies infectieuses de l’hôpital Dorban, de Pont Blanc. Depuis plus d’un mois, des cas de contamination ont été signalés au niveau des services covid-19, dont la plupart ne sont pas vaccinés, confirment nos sources hospitalières. Les Annabis ont repris leurs habitudes en se serrant au niveau des marchés, dans les bus et les lieux publics et, aujourd’hui c’est la période des vacances et personne ne se méfie des contaminations. Les pertes humaines n’ont pas persuadé la population à faire preuve de prudence et de s’abstenir de crier victoire, sachant que la covid-19 est toujours présente et a gardé toutes ses substances pour contaminer encore plus de personne avec les nouveaux sous-variants. A l’échelle nationale et, au total, les services sanitaires algériens ont enregistré environ 270.000 cas de contaminations depuis l’apparition du coronavirus. Mais depuis quelques mois, les contaminations ont graduellement baissé grâce à la vaccination massive. Avant, les Algériens ont vécu des moments difficiles et désagréables en vivant en présence de ce virus mortel qui a provoqué la hantise chez toute la population. Aujourd’hui, il est constaté un relâchement flagrant des citoyens, et une virée aux marchés vous laisse perplexe devant l’irresponsabilité et l’incivisme des Annabis qui s’attroupent devant les édifices publics, particulièrement les postes, les plages et les commerces. Ces derniers déambulent sans aucune protection, ni distanciation, oubliant toutes sortes de gestes préventifs en plus des accolades et embrassades. Ce qui est qualifié par les épidémiologistes comme étant une amnistie sociale par anticipation, en oubliant facilement les moments de la ruée vers les bouteilles d’oxygène et les décès par centaines. Les moments du confinement ont été durs, en plus des détresses respiratoires et des pertes humaines enregistrées ; ceci a été vite oublié. En outre, aucun ne peut assurer qu’on est réellement sorti du spectre de la covid-19 et d’une nouvelle vague, après celle de l’omicron. Alors, gare au relâchement abusif, puisque samedi dernier il a été enregistré 18 contaminations !










