Bien que la saison estivale soit déjà déclarée ouverte depuis le 1er juin dernier par un arrêté du wali, la cérémonie officielle s’est déroulée ce samedi à 17heures sur la promenade longeant la plage Kotama à Jijel, en présence des services de plusieurs secteurs, alignés dans des stands d’exposition.
À cette occasion, les services de la Protection civile ont présenté au niveau de l’espace qui leur a été réservé, une fiche technique de la présente saison estivale qui concerne un littoral de 120 km, en rappelant que 35 plages sont surveillées alors que 19 ont été interdites à la baignade.
Un premier bilan pour la période du 1er au 14 juin affirme que la fréquentation a atteint 46.565 estivants avec 24 interventions au cours desquelles 17 personnes ont été sauvées de la noyade, dont 2 ont été soignés sur place alors que 5 autres ont été transférés vers un centre de santé.
Les mêmes services ont présenté le programme des 14 caravanes de sensibilisation sur les dangers de la mer, qui a débuté le 13 juin et qui sillonneront les plages de la wilaya jusqu’au 14 août prochain. Cinq autres caravanes concerneront, quant à elles, la sensibilisation sur les dangers de la baignade dans les réserves d’eau.
Pour la présente saison estivale, la Protection civile dispose de 37 postes au niveau des plages auxquels sont rattachés 850 surveillants dont 740 sont des saisonniers. Pour 2022, on déplore le décès de 9 neuf personnes par noyade, saison au cours de laquelle 9.489 interventions ont été menées, dont 8.157 pour sauver des personnes de la noyade.
Intoxications alimentaires : les services d’hygiène en alerte
Pour leur part, les services de santé et principalement le laboratoire d’hygiène de wilaya, ont présenté une situation épidémiologique arrêtée au 17 juin qui montre une hausse du taux d’incidence des intoxications alimentaires par rapport à la même période de 2022 (8,09 pour 100.000 hab contre 7,13 en 2022).
Le coût du traitement d’une seule personne victime d’une intoxication alimentaire avoisine les 10.000 dinars, peut-on lire sur un panneau. Ainsi, du 1er janvier au 17 juin, 67 cas ont été recensés dont 19 pour la seule commune de Djimla, 10 autres à Taher et 9 à Sidi Marouf. Le pic des intoxications a été relevé au mois de mars avec 17 cas suivi par juin (13 cas). Pour ce qui est des maladies à transmission hydrique, il a été enregistré 59 cas d’hépatite virale A, contre seulement 8 pour la même période de 2022.
La commune de Jijel arrive en tête avec 11 cas, suivie par El Milia (10), Taher (9), Emir Abdelkader et Ouled Yahia avec 6 cas chacune. Pour les analyses des eaux de mer du mois de mars à mai 2023, les 60 échantillons montrent une bonne qualité dans 53 cas, 4 de qualité acceptable (3 à Jijel et 1 à El Aouana) et enfin 3 de mauvaise qualité, tous dans la commune de Jijel. En 2022, les 349 échantillons analysés ont montré que 305 étaient de bonne qualité, 20 de qualité acceptable (11 à Jijel, 8 à Ziama Mansouria et 1 à El Aouana), et enfin 24 de mauvaise qualité (16 pour Jijel, 4 pour Sidi Abdelaziz, 3 pour El Aouana et 1 pour El Kennar).
Pour les eaux de boisson, le bilan du 1er trimestre 2023 révèle que sur 334 échantillons analysés, 277 sont de bonne qualité (82,93%) alors que 57 sont jugés de mauvaise qualité. En 2022, 78,12% des 1.284 échantillons avaient été déclarés de bonne qualité.
Par : Fodil S.










