La nouvelle zone promotionnelle de Bouguentas où se succèdent une dizaine de promotions immobilières encore inhabitées pour la plupart, est en phase de devenir, à elle seule, un nouveau pôle urbain. Si les bâtisses qui s’y trouvent tendent à proposer un nouveau modèle d’accès au logement avec des atouts considérables sur le plan matériel, le quotidien promet d’être compliqué en dehors des appartements de moyen et haut standing qui s’y trouvent.
Le quartier est quasiment impraticable, tant l’état de la route est encore à l’état brut. Pourtant, plusieurs promotions immobilières pour la plupart situées à l’extrémité du quartier au niveau du cimetière de Bouguentas, sont déjà habitées depuis des années.
Confronté par le wali, M. Berimi, les promoteurs immobiliers qui ont érigé des tours sur deux kilomètres de terrain, se sont accordé à cotiser pour rendre la route plus praticable. Ils attendent actuellement la fin des intempéries pour lancer une opération de réaménagement de la route principale. Toutefois, ils restent très loin des consignes du wali qui précisaient le bitumage total de la route et la création d’infrastructures publiques à l’instar d’établissements scolaires et de garderies d’enfants qui seront domiciliés au niveau de ce quartier qui comptera plusieurs milliers d’habitants dans un futur proche.
Lors de sa dernière sortie sur terrain au niveau de ce quartier, le chef de l’Exécutif de la wilaya n’a pas hésité à hausser le temps en s’adressant aux promoteurs immobiliers qui ont, pour la plupart, bénéficié de leurs terrains suite à des transactions avec des opérateurs privés. La phrase phare qui ressort de cette sortie de M. Berimi a été incontestablement : «Vous décidez de créer de nouveaux quartiers en construisant sur des terrains privés à tout va, et vous vous attendez que la wilaya paye pour les installations publiques».
Cette remarque a été saluée par bon nombre de citoyens souffrant du même problème à l’instar des habitants du quartier de Sidi Aissa qui souffrent encore d’absence d’infrastructures publiques des années après leur installation.
Ces pratiques sont légion à Annaba où, au fur et à mesure que les projets immobiliers émergent des lieux les plus insoupçonnés, les besoins des acquéreurs demeurent le paramètre le moins considéré face aux gains qu’engendrent de tels projets.
Par :M.L











