Depuis un mois, cadres et agents de l’OPGI de la wilaya d’Annaba ont été mobilisés dans le cadre de l’opération de recouvrement des créances impayées par les locataires de cet office qui s’élèvent à
plus de 300 milliards centimes.
À ce sujet, le directeur général de l’office dira que «cette opération de proximité est destinée aux locataires
des logements publics locatifs à travers plusieurs cités, notamment les pôles urbains El Kalitoussa et Draa Errich, et Sidi Salem, dont les créances ont atteint des seuils critiques. Tout en favorisant le règlement à l’amiable et l’adoption d’échéanciers de paiement, pour faciliter aux locataires de s’acquitter de leurs dettes, les services de l’OPGI veulent éviter le recours à la justice.
Pour ce faire, la direction de l’office a mobilisé tous les moyens humains et matériels pour une opération de porte-à-porte, selon un programme tracé, ciblant le parc immobilier, qui relève de la gestion de ses services à travers toutes les communes de la wilaya. Soulignons que les instances de l’OPGI d’Annaba ont usé de tous les moyens pour récupérer les arriérés des loyers non payés, en vain! D’où le recours aux mises en demeure adressées aux mauvais payeurs, avec une date butoir, avant le recours à la justice, qui reste l’unique
alternative.
En dépit des facilités de paiement accordées, la difficulté persiste, car, l’Office exige pour l’adoption d’un règlement par échéancier, le versement de 50% de la dette des locataires qui, convient-il de le souligner, dont les revenus mensuels ne dépassent pas les 30.000 DA pour certains. Alors que d’autres perçoivent moins, notamment les retraités et les sous- payés du filet social et du secteur privé.
Entre les uns et les autres, il y a les chômeurs, logés en priorité au vu de leur situation sociale et les travailleurs des entreprises en difficulté financière qui n’ont pas perçu leurs salaires depuis des mois à l’image de Construb Est. Des facteurs à même de rendre la tâche difficile aux services de l’office
pour recouvrir les créances.
Toutefois, l’Office de promotion et de gestion immobilière d’Annaba continue d’afficher la bonne volonté d’aide pour faciliter à ses clients de s’acquitter de leurs dettes de la manière la plus appropriée, dans la conservation de la dignité citoyenne.
S’agissant du volet de la réhabilitation du parc immobilier, dont l’état de détérioration avancée, il est évident que l’unique taxe d’habitation prélevée, par la Sonelgaz sur les factures d’électricité et gérée par la direction du Logement, serait à priori loin de répondre aux besoins énormes du parc de l’OPGI, destinée à la réhabilitation de l’ensemble des programmes publics d’habitation, et pas uniquement le social.
Par : A.Ighil









