L’ail, très prisé par les ménages, connaît, à quelques jours de Ramadhan, une hausse vertigineuse. Depuis hier, il a atteint les 1.200 DA le kg, le double de son prix affiché il y a quelques semaines ; Cette augmentation inexpliquée de cet incontournable de la cuisine, a été constatée sur les étals du marché couvert d’Annaba. Ce tarif pourrait décourager plus d’un consommateur. Par contre, d’autres légumes affichent des prix modérés, comme la carotte ou encore le chou-fleur. Mais certains, comme la courgette et surtout le haricot vert à 360 DA vont, sans doute, peser sur le budget des ménages aux revenus moyens.
Synonymes de fraîcheur après une journée de jeûne, les fruits sont très demandés en cette période. Si les agrumes restent relativement accessibles à raison de 100 DA/kg pour la mandarine, 120 DA/kg pour l’orange, 110 DA/kg pour le citron, d’autres produits voient leurs prix grimper. Notamment les dattes, essentielles à la rupture du jeûne, affichent un tarif moyen de 500 DA/kg, avec des pointes bien plus élevées selon la variété et la qualité. Alors que la banane, fruit de plus en plus prisé, coûte en moyenne 420 DA/kg, pouvant aller jusqu’à 550 DA/kg, un prix qui reste conséquent pour de nombreux ménages. La pomme locale, appréciée mais moins consommée durant le mois sacré, se vend à 420 DA/kg.
Si la viande occupe une place centrale dans les plats prisés durant le Ramadan, son prix reste un facteur de tension sur le pouvoir d’achat. Tandis que la viande ovine locale a déserté les étals des boucheries, la bovine, elle, atteint le prix moyen de 2.200 DA/kg, un montant qui pousse de nombreuses familles à se tourner vers des alternatives, notamment la viande d’importation. Le poulet, bien plus accessible, s’affiche à 370 DA/kg ; mais son prix reste surveillé de près en raison d’une hausse progressive dans les prochains jours.
Avec l’approche du mois sacré de jeûne, la demande va fortement augmenter, ce qui pourrait provoquer de nouvelles hausses sur certains produits de forte demande. Cependant, les pouvoirs publics promettent des mesures efficaces pour garder les prix sous contrôle dans les marchés.
Par : A.Ighil






