Par : Adam S
Installé dans ses nouvelles fonctions, il y a une semaine, à l’issue du dernier mouvement dans le corps des walis, décidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le nouveau chef de l’exécutif de la wilaya de Jijel, Ahmed Meguellati, a promis le terrain pour lancer son action. C’est ce qu’il a lancé à des journalistes lors d’un point de presse, à l’occasion de la rentrée scolaire 2022/2023, qui a eu lieu mercredi dernier. Alors qu’il est question de faire du wali le pivot du développement économique local comme l’a si bien souligné le chef de l’Etat lors de sa rencontre avec les walis, le nouveau premier responsable de cette wilaya est attendu au tournant pour gérer, sinon débloquer plusieurs dossiers. À commencer par l’investissement, un segment mis en exergue lors des travaux de la rencontre gouvernement-walis. Si son prédécesseur, Abdelkader Kelkel, avait à cœur de relancer ce secteur, sans néanmoins parvenir à ses fins, il a passé l’essentiel de son temps, durant son passage à Jijel, à gérer la pandémie de la covid-19 ; Ahmed Meguellati est d’ores et déjà libéré des contraintes de cette crise, qui touche à sa fin. Cette opportunité est à saisir pour mettre en œuvre les chantiers de l’investissement. Et pas que. Puisque d’autres dossiers encore plus importants sont dans l’attente de cette opportunité pour être ficelés. Superviser le développement local et contribuer à l’amélioration du cadre de vie du citoyen sera, entre autres, l’une de ses missions, d’autant qu’après une année des élections locales, les APC peinent à prendre en main les préoccupations des citoyens. La gestion des multiples problèmes hérités des périodes passées est, à elle seule, un dossier sur lequel le nouveau chef de l’exécutif doit se pencher. Les problèmes récurrents soulevés à l’échelle locale et liés à l’AEP, l’hygiène et l’éradication des points noirs dus au dépôt anarchique des ordures, l’aménagement des routes, ou encore le squat des espaces publics, un problème qui continue de semer le désordre, et bien d’autres préoccupations, vont certainement atterrir sur son bureau. S’ajoute à cela le secteur du logement, notamment celui relatif à la formule du logement public locatif et la prise en main des problèmes des jeunes, revendiquant des infrastructures sportives. Dans le volet de la sécurité, c’est la lutte contre les bandes de quartiers qui reste une priorité pour rassurer le citoyen de l’omniprésence des services de l’Etat à ses côtés. C’est dire que la liste des préoccupations à prendre en charge est longue et n’épargne aucun secteur dans un contexte où le chef de l’Etat a insisté sur la réhabilitation du wali dans sa prise de décision à l’échelle locale. Prendre des décisions est la première des initiatives d’Ahmed Meguellati, dont le rôle à Jijel est désormais clair. Il est en rapport avec la relance de l’investissement, son premier défi, dans une région qui peine à mettre en valeur ses multiples opportunités, notamment dans les domaines touristique et agricole, qui font d’elle une wilaya à vocation agro-touristique par excellence. Il est à noter que l’investissement a subi des revers multiples de par les vieux réflexes qui ont longtemps accompagné ce segment qui reste à assainir. La libération des initiatives au niveau local pour permettre l’émergence de réels investisseurs, porteurs de projets fiables, est la mission du nouveau wali. Et pour cause, les expériences passées ont fait de ce secteur un champ de prédilection des opportunistes de tout bord et des pseudos investisseurs pour s’accaparer des lots de terrains pour les laisser en jachère avant de les détourner de leur vocation. L’exemple des forêts récréatives à réaliser dans plusieurs communes qui n’ont pas vu le jour, plusieurs années après leur lancement, en un de ces revers dans ce secteur de l’investissement nécessitant un réel assainissement avant toute relance. À titre de rappel, l’ex-wali, Abdelkader Kelkel, a fait part, quelques semaines avant son départ, d’un programme d’investissement de 29 lots touristiques cherchant preneurs faisant preuve d’un engagement sérieux pour leur mise en œuvre. C’est aussi le cas de ces multiples dossiers d’investissement dans les zones d’activités et à la zone de Bellara, qui attendent d’être concrétisés ou à défaut d’être révisés.










