Par : A.Ighil
17 élus de l’APC d’Annaba, toutes formations politiques confondues, ont adressé une correspondance en date du 20 juin 2022, dont nous détenons une copie, au chef de l’exécutif de la wilaya l’exhortant de dépêcher une commission d’enquête. Selon ce document, cosigné par 17 protestataires (11 Front El Moustakbel, 4 RND et 2 HMS), ils l’exhortent de dépêcher une commission d’enquête pour statuer sur ce qu’ils qualifient de dépassements commis par le P/APC au mépris de la réglementation en vigueur, lors de la très controversée assemblée ordinaire du 16 juin 2022. Le document signale que deux points à l’ordre du jour ont été rejetés sur la forme et non sur le fond et cela dans la rubrique équipements du budget complémentaire, c’est l’acquisition de palmiers et des bacs à ordures en plastique. Le prétexte invoqué est que ces acquisitions n’ont pas été débattues au niveau de la commission de l’hygiène, de la santé et de la protection de l’environnement. Une commission qui ne s’est pas réunie depuis près de deux mois, en raison de l’absence de son président pour des soins à l’étranger qui, depuis, n’a donné aucun signe de vie. La tutelle n’a pas daigné procéder à la désignation d’un président de commission par intérim pour préparer la saison estivale. Ce qui a donné l’occasion, note le document, de passer des propositions unilatérales au président de la commission des finances, ce qui est une procédure non règlementaire au code communal et au règlement intérieur de l’assemblée et des commissions dans le chevauchement des pouvoirs, en l’absence du procès-verbal de la commission de l’environnement. Mais, la goutte qui a fait déborder le vase, c’est sans conteste la location des parkings et aires de stationnement tout au long du littoral. Le président de la commission des finances a subitement, sur ordre du P/APC, sans préavis, commencé à lire à partir d’un brouillon, sans être inscrit à l’ordre du jour et proposé à l’approbation par les membres de l’assemblée sans être discuté. Ce qui a poussé un élu à s’interroger sur le degré de respect des procédures légales pour la location des établissements publics sans passer conformément à la législation et à la réglementation en vigueur. Selon l’article 191 du code communal, il est institué un comité communal d’adjudication composé du P/APC, de deux élus désignés par l’APC, du secrétaire général de la commune et du représentant des domaines. L’adjudication est effectuée à partir d’un cahier de charges dûment adopté par le comité communal. La mise à prix est fixée par les services des domaines. Les protestataires tiennent à dénoncer que la loi est bafouée au sein de cette assemblée. Alors que ce P/APC a amplement fait preuve de mauvaise gestion et son cuisant échec dans le traitement des affaires de la commune. Et il a longtemps fait preuve de décisions unilatérales et de manque de transparence dans les travaux des assemblées et des commissions, notent ces élus contestataires qui jugent que la situation est grave et qu’elle tend vers le blocage de cette assemblée. Ainsi, nous dira l’un des élus protestataires : « La crise s’installe bel et bien au sein de l’APC d’Annaba. A la tutelle de désamorcer la situation ».










