La hausse des prix du carburant, intervenue jeudi 1er janvier, a déclenché une grève majeure dans le transport public, affectant taxis, bus et camions dans de nombreuses wilayas. Ce mouvement a fortement perturbé les trajets urbains et interurbains, provoquant des retards importants pour les usagers et compliquant le transport des marchandises. Les professionnels dénoncent non seulement l’augmentation des coûts d’exploitation, mais aussi les dispositions jugées trop strictes du nouveau Code de la route, adopté quelques jours plus tôt. Selon eux, ce texte ne prend pas suffisamment en compte les contraintes spécifiques de leur métier ni les réalités quotidiennes de terrain.
Réunion décisive au ministère
Vendredi 2 janvier, les syndicats et les représentants du gouvernement se sont rencontrés au siège du ministère de l’Intérieur et des Transports pour tenter de trouver une issue à la crise. Ces discussions, qualifiées de « longues et responsables » par le Syndicat National des Transporteurs par Taxi (SNTT), ont bénéficié de l’aval direct du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur. À l’issue de cette rencontre, le syndicat a annoncé la levée de la grève et a appelé ses membres à « reprendre le travail » pour « contribuer à la réussite » de la rentrée scolaire. « L’intérêt de la nation doit être placé au-dessus de toute autre considération », a rappelé le SNTT, soulignant l’urgence de rétablir les services pour les citoyens et de garantir la fluidité des déplacements essentiels à travers le pays.
Hausse des tarifs actée
Le SNTT a confirmé que plusieurs avancées concrètes avaient été obtenues lors de cette réunion : « Une augmentation officielle des tarifs de transport » a été actée pour compenser la flambée des prix du carburant et l’augmentation générale des charges d’exploitation. Parallèlement, une « révision du Code de la route » sera mise en œuvre afin de mieux refléter les réalités du secteur et les besoins spécifiques des professionnels. Le montant exact de la hausse sera précisé mardi prochain lors d’une réunion au ministère, qui fixera les barèmes applicables aux taxis, aux lignes urbaines et inter-wilayas. Cette décision permet de répondre aux revendications des transporteurs tout en maintenant un équilibre avec le pouvoir d’achat des citoyens et le caractère social du service public. En complément de ces mesures, le gouvernement s’engage à mettre en place un soutien économique pour garantir la viabilité financière du secteur, fragilisé par l’augmentation des charges et du carburant. Les syndicats ont été appelés à ne pas céder aux « appels à la grève générale ou à la confrontation » relayés sur les réseaux sociaux, afin de préserver un dialogue constructif et responsable.
Réunion pour l’harmonisation des nouveaux tarifs
La Société d’exploitation et de gestion des gares routières (Sogral) a annoncé qu’une réunion se tiendra mardi prochain pour examiner l’application concrète des nouveaux tarifs dans tout
le transport public de voyageurs, qu’il soit urbain, inter-wilayas ou autres modes de transport. Cette étape permettra d’harmoniser les barèmes, de mieux répondre aux attentes des citoyens et d’assurer un équilibre entre la viabilité économique du secteur et la qualité du service public. Le dialogue entre syndicats et pouvoirs publics reste ouvert, pour garantir une mise en œuvre progressive et adaptée des mesures annoncées.
Par : S.A.B.










