Par : Hamid Baali
Les familles sont de nouveau confrontées à une flambée des prix à l’orée de la nouvelle année qui s’annonce sous de mauvais auspices. La semoule qui est prisée par les autochtones est disponible à profusion mais les prix donnent le tournis puisqu’un sac de 10 kilogrammes est taxé à 650 dinars et celui de 25 kilogrammes à 1.500 dinars, sachant que subventionné par l’Etat, le quintal est cessible à 4.000 dinars ! Il convient de rappeler que lors du mois sacré du Ramadhan, les pouvoirs publics avaient réagi en ordonnant des contrôles permanents auprès des commerçants qui appliquèrent les barèmes officiels édictés par le ministère du commerce, en l’occurrence le sac de semoule de 10 kg à 400 dinars et celui de 25 kg à 1.000 dinars.
Cette accalmie a été éphémère, voire conjoncturelle, car les commerçants ont achalandé leurs magasins en proposant à la clientèle de nombreuses marques de semoule provenant des minoteries du secteur privé implantées à travers le territoire national et n’appliquent plus les tarifs officiels. Cette pratique se déroule sans honte bue et devant le silence affiché par les services de la direction de commerce de la wilaya de Guelma, Les consommateurs ne se plaignent pas et se plient au diktat imposé par des commerçants sans scrupules avides de gains faciles et qui ne craignent pas les sanctions encourues. Que se passera-t-il le mois prochain quand la loi des Finances 2022 sera opérationnelle avec la suppression des subventions de l’Etat à une douzaine de produits, dont la farine, la semoule, le lait, les pâtes, le carburant, l’eau, l’électricité, le gaz ? Faudrait-il s’attendre à une autre hausse des prix de la semoule ?
Sans crier gare, en catimini, certains produits élémentaires indispensables aux maîtresses de maison, ont subi des augmentations substantielles au grand dam des pères et mères de familles. Qu’on en juge ! Le kg de couscous est subitement passé de 150 à 185 dinars, le paquet de 500 grammes de pâtes de 60 à 90 dinars, la boite de tomate double concentré 4 /4 de 180 à 225 dinars, le sucre de 85 à 90 dinars , le kg de café de 700 à 900 dinars , le kg d’haricots secs de 200 à 300 dinars, la brique de lait pasteurisé de 100 à 115 dinars ! Selon des citoyens, les cosmétiques ont subi des majorations de 20 à 30 % !
L’huile de table qui était disponible dans tous les étals s’est soudainement évaporée cette semaine au grand désarroi des consommateurs qui avaient naïvement cru que la crise enregistrée durant des mois avait enfin disparu. Nous avons effectué une tournée au niveau d’une dizaine de supérettes et une douzaine d’épiceries et nous avons déploré la disparition des bidons de 5 litres et des bouteilles de 1 et 2 litres ! Seule l’huile de table de qualité à base de colza est proposée mais à quel prix ! Un bidon de 3,5 litres est taxé à 1.340 dinars alors que l’huile de table de qualité courante, absente des étals, était cédée à 600 dinars le bidon de 5 litres !
Des citoyens démoralisés et en colère se sont rapprochés de notre journal pour déplorer ces augmentations intolérables et la non-disponibilité de produits alimentaires. L’un d’eux s’indigne : “Des gens malhonnêtes, des corrupteurs, des commerçants avides de gains faciles agissent au mépris des lois de la République ! Ils stockent dans des hangars ces produits et créent la pénurie ! Il est impératif de les démasquer et de les sanctionner sévèrement ! « Nous osons espérer que notre calvaire prendra fin car nous faisons confiance à notre gouvernement ! », nous affirme un citoyen rencontré au niveau de l’une des superettes en question.










