Michel Bisac a mis en évidence le rôle de certains médias français dans l’acharnement contre l’Algérie et les Algériens en France.
Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie algéro-française (CCIAF), Michel Bisac, s’est dit optimiste, dans un entretien accordé hier à TSA, par rapport au dégel qui « se profile à l’horizon entre l’Algérie et la France ».
La prochaine visite du Ministre de l’intérieur français, Laurant Nuñez, en Algérie, probablement début décembre, et la rencontre annoncée (22 et 23 novembre) à Johannesburg (Afrique du Sud) entre le président Tebboune et son homologue français, concourent à entrevoir une éclaircie dans le ciel des milieux d’affaire algéro-français. Le président de CCIAF évoque, notamment, dans cet entretien, la situation actuelle des entreprises françaises en Algérie, des nouvelles entreprises hexagonales qui prospectent le marché algérien malgré la crise entre Alger et Paris. Il explique aussi les raisons de la baisse des exportations françaises vers l’Algérie mais également le rôle de certains médias français dans l’acharnement contre l’Algérie et les Algériens en France.
« Actuellement les entreprises françaises sont très heureuses de l’orientation que prennent les relations de nos deux pays, car nous venons de vivre deux années extrêmement difficiles, et aujourd’hui, ce que nous attendons c’est cette amélioration que nous sentons venir, que nous avons vu d’abord par des signaux faibles, puis par des signaux très forts », a-t-il déclaré. Au sujet de la visite prochaine du ministre M. Nuñez en Algérie, Michel Bisac estime que c’est là «un signe de rapprochement » .
« Je pense que cette visite (…) devrait nous permettre de renouer des relations, surtout au niveau économique », a-t-il ajouté. Concernant le rôle joué par l’ancien ministre de l’Intérieur français Bruno Retailleau dans la dégradation des relations entre les deux pays, le président du CCIAF a affirmé : « Je crois que les médias français ont un peu retourné les cerveaux des Français (…) La méthode Retailleau a fait que dans l’esprit des Français on a mis trop en avant ces problèmes avec l’Algérie et que malheureusement aujourd’hui, on ne parle plus que de ça. »
Et d’enchainer : « La méthode musclée n’a servi à rien. » Michal Bisac a, par ailleurs, précisé que depuis le 1er janvier 2025 à ce jour, le CCIAF a accompagné 52 entreprises françaises dans leurs démarches de développement en Algérie. « Je vous donne quelques exemples d’entreprises qui sont déplacées en Algérie lors de différentes rencontres : 18 entreprises françaises spécialisées dans l’industrie pharmaceutiques et des équipements et dispositifs médicaux, à l’instar de l’entreprise Nemera, Aptar et le Cluster French Healthcare qui regroupe 300 entreprises française du secteur », a-t-il fait savoir. Selon lui, plus de 150 entreprises algériennes sont venues pour rencontrer en B2B les entreprises françaises présentes, alors, qu’actuellement, entre 400 et 500 entreprises françaises sont implantées en Algérie.
Par : Akram Ouadah









