Des milliers de diplômés du domaine des Sciences et Technologies se disent exclus des concours de recrutement dans la Fonction publique, notamment dans le secteur de l’Éducation nationale, en raison de la non-concordance de l’intitulé de leurs diplômes avec les spécialités exigées. Une situation qu’ils qualifient d’injuste malgré la forte similarité des contenus pédagogiques.
Dans une correspondance adressée au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’Union Générale Estudiantine Libre (UGEL) d’Annaba expose les préoccupations des étudiants et diplômés issus des filières, telles que le génie mécanique, le génie civil, le génie électrique, l’hydraulique ou encore le génie des procédés.
Selon le document, ces diplômés ont bénéficié d’une formation académique et technique de haut niveau, mais se heurtent à des obstacles administratifs lors des concours, particulièrement pour les postes d’enseignement des matières scientifiques et techniques. Les refus seraient motivés par une discordance dans la dénomination des diplômes, malgré un contenu pédagogique jugé équivalent.
Face à cette situation, l’organisation étudiante réclame une révision globale de l’arrêté interministériel fixant la liste des diplômes requis pour le recrutement dans la Fonction publique. Elle demande l’intégration de toutes les spécialités du domaine des Sciences et Technologies dans les listes autorisées pour l’enseignement des mathématiques, de la physique et des matières techniques.
Par ailleurs, elle plaide pour l’activation effective de l’équivalence administrative des diplômes du système LMD (Licence, Master, Doctorat), afin de permettre aux diplômés concernés d’accéder aux grades correspondant à leur niveau de qualification, au même titre que les diplômés d’autres établissements.
L’UGEL appelle également à une coordination entre les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale pour ouvrir davantage de postes d’enseignement aux titulaires de diplômes technologiques, estimant que leurs compétences couvrent largement les programmes du cycle moyen et secondaire.
Par : I.S






