Le directeur du Commerce et de la Promotion des exportations de la wilaya d’Annaba a procédé à l’ouverture d’un premier point de vente de mouton de l’Aïd à la ferme « Sainte Marie » en présence du président de l’APC d’El Hadjar. Cette décision a été prise pour assurer la satisfaction en cette période de fête religieuse. Cette initiative peut s’étendre à travers les douze communes de la wilaya. A une vingtaine de jours de l’évènement, les éleveurs ne sont pas nombreux à exposer leur cheptel.
Rencontré dans la ferme « Sainte Marie », un éleveur de la wilaya de Tiaret estime les prix de ses moutons pas moins de 90.000 DA, ce qui est excessivement cher pour le citoyen lambda. En ce temps de canicule, les citoyens ne redoutent pas la chaleur du soleil comme ils craignent d’aller voir comment se procurer le mouton de l’Aïd. Le sacrifice de l’Aïd Al-Adha, considéré comme la plus importante fête de l’Islam, risque de donner le tournis aux Algériens, en particulier les Annabis qui s’attendent à de meilleurs jours, sachant que les bruits de la hausse du prix du mouton s’entendent partout.
Il faut dire que les vendeurs n’ont pas encore envahi la wilaya pour donner un jugement final et fiable sur les prix du mouton, sauf que les citoyens redoutent un tas de facteurs comme la rareté du mouton lors des derniers jours ou une hausse spectaculaire plus importante. Pour l’instant, les acheteurs se font rares, rebutés par les prix « exorbitants » du bétail. «Mes enfants seront privés de méchoui cette année. Le prix du mouton est trop élevé et j’ai d’autres priorités», confie un salarié dont le revenu n’est pas en mesure de dénicher un mouton de 60.000 DA.
La loi impitoyable de l’offre et la demande
Force est de constater que les prix du mouton qui restent libres, est soumis à la loi de l’offre et de la demande. Il va sans dire que c’est la spéculation qui prendra le dessus. Les prix du mouton de cette année vont varier entre 60.000 DA et 80.000 DA, avec une hausse qui risque de s’élever à 20.000 DA pour un mouton de qualité. Cette hausse intervient avec une conjoncture un peu particulière pour les familles qui ont fait face à une inflation galopante et des prix des produits de première nécessité qui défient toute concurrence. Il n’est pas sans savoir qu’un salarié qui touche 30.000 dinars fait face à de nombreuses dépenses (scolarité, soins, habits et nourritures très chers achetées), et ne peut pas se permettre des folies sachant que le pouvoir d’achat ne cesse de subir des revers. Malgré cela, il reste quelques optimistes qui préfèrent attendre jusqu’aux derniers jours pour faire l’achat du fameux mouton de l’Aïd qui va être difficilement acquis pour certains. En fait, les autorités locales prévoient d’organiser des points de vente en dehors de la ville. Pour l’heure, les curieux s’agglutinent, tournent en rond, tâtent les moutons qui sont dans les fermes, s’informent sur les prix et retournent bredouilles. Enfin, il est difficile de prévoir les prix d’ici une vingtaine de jours sauf que les scénarios des années passées motivent les consommateurs à prendre les devants.
Par : A.Ighil











