Par : Amar Ait Bara
Le maire d’Annaba maintient la pression et tient tellement à ce lieu qui sert actuellement de siège aux enfants autistes qu’il veut leur expulsion imminente. Celle-ci est devenue une affaire publique qui a mis en émoi et semé la consternation au sein des citoyens annabis qui reprochent au P/APC d’avoir fait preuve d’inhumanité à l’égard des autistes. Malgré les nombreux sit-in des membres des familles de ces malades, soutenus dans leur mouvement par les 19 élus frondeurs et d’autres sympathisants solidaires, le maire ne semble pas vouloir céder. Pour information, le siège de l’association de ces autistes est situé au niveau de la cite du 8 mars et est implanté dans les anciens locaux du programme initié par le défunt président Abdelaziz Bouteflika, destinés aux jeunes chômeurs avant d’être récupérés par les autorités. D’ailleurs, à l’époque de l’ancienne assemblée, un ex-délégué du secteur 3 a procédé au bradage de ces locaux dévolus aux start-ups au profit de ses connaissances et un trafic à grande échelle a été découvert et l’affaire est encore pendante au niveau de la justice.
Cette fois-ci, le P/APC utilise la manière forte pour expulser une association qui aide les enfants autistes et veut récupérer ce local pour le transformer en une antenne postale, bien que cette administration est un EPIC, établissement public à caractère industriel et commercial et possède son propre budget et un riche patrimoine et n’a nullement besoin de ce local de la discorde. Donc, le P/APC a mis en demeure par deux fois cette association avant l’exécution de la décision d’expulsion ; mais, par le biais d’un avocat bénévole, maitre Mohamed Boudiaf, un recours a été introduit à la chambre administrative pour arrêt de l’exécution. La justice tranchera en premier lieu dans la forme pour arrêt de l’exécution de la procédure d’expulsion, avant d’examine le dossier dans le fond. Dans sa requête, déposée au niveau du greffe du tribunal administratif lundi dernier, la défense demande le jugement administratif numéro 113 daté du 15/3/2022, dont une copie de l’exécution a été notifiée à l’association des autistes le 10/4/2022 pour annulation de l’autorisation d’exploitation 110 du 2/06/2022 concernant l’exploitation du local situé à la cité du 8 Mars. Ainsi, la requête numéro 585/22, inscrite le 16 août sera examinée dans la forme aujourd’hui mercredi, ces locaux ont été attribués par le wali d’Annaba en date du 14/12/2017. Et, en se référant à la loi numéro à 534 du code de procédure civile et administrative, relative à l’annulation de l’exécution qui sera mise en référé. Alors que les victimes autistes sont protégées par le décret exécutif 356 /08 du 14 /11 /1998. Le mois de juillet dernier, les élus frondeurs ont, par solidarité, observés un sit-in avec les membres des familles des autistes au niveau du siège de l’association « Les dauphins ». En principe, cette catégorie sociale de malades doit être défendue et a besoin d’une assistance appropriée et de protection, conformément au décret exécutif numéro 98/02 du 30 mai 1998. Les élus opposants demandent au P/APC de récupérer le patrimoine de l’EPIC /OCS, dont les magasins ont été bradés dans des conditions opaques et dont les fonds de commerce ont été cédés à des personnes occultes, alors que d’autres ont été cédés en concession ; l’inspection de la wilaya a inspecté et une enquête a été ouverte. Au cas où cette expulsion sera effective avec la force publique, les membres des familles de cette association, les sympathisants et les personnes solidaires menacent d’observer une grève de la faim.










