Après les dernières pluies torrentielles qui se sont abattues sur la ville d’Ain Beida, toutes les chaussées ont laissé apparaître une couche jaunâtre de boue à travers les grands boulevards et rues principales. Ces cratères et nids-de-poule ont inquiété et les chauffeurs de taxis et tous les conducteurs de véhicules, de camions et d’autres engins. «La suspension de ma voiture est complètement défaillante à cause de ces trous laissés par les averses de ces dernies mois », se confie un chauffeur de taxi. Un transporteur à bord de son camion ajoute: «C’est une catastrophe. Je me rends deux fois par semaine chez le mécanicien pour réparer, soit les amortisseurs, soit toute la suspension. Les prix des pièces détachées ont triplé en même temps que la main-d’œuvre aussi. Sans oublier la qualité douteuse des pièces de rechange made in China».
La municipalité, qui a entamé le goudronnage dans certaines cités complètement dégradées (cité de l’Espérance), compte colmater les nids-de-poule et entamer une opération de maintenance des vieux quartiers et ruelles. La tension est tendue dans cette grande daïra, car les Beidis, à travers l’écran bleu, ne cessent de lancer un appel de détresse au wali pour réparer le réseau routier urbain. Pour rappel, il existe des quartiers à Ain Beida qui n’ont pas été asphaltés depuis les années 70. La prise en charge des chaussées demeure le dernier souci des autorités locales. Depuis plus de deux décennies, les cités, nouvellement créées, tardent à recevoir leur couche de goudron. Ajouter à cela, le manque d’éclairage dans les carrés importants du centre-ville, à savoir la SICED, les 603 logements, l’évitement qui donne sur la gare routière sise route de Meskiana, et la liste est encore longue.
La ville d’Ain Beida, qui se ruralise de jour en jour, a besoin d’un programme spécial pour la faire sortir de son marasme. Une enveloppe conséquente pour revoir son réseau d’assainissement, d’AEP, l’éclairage public, le transport urbain, l’ouverture de cantines scolaires dans les écoles primaires, le reboisement le long des routes nationales. Les campagnes de nettoiement doivent être encouragées dans les anciens quartiers et devant les institutions étatiques et dans les jardins. Enfin, durant cette période sensible de l’année, des caravanes de sensibilisation contre la pollution et la collecte des déchets ménagers et durs, doivent être lancées.
Par : Chaffa Chawki










