Par : Chaffai Chawki
En dépit des articles publiés et des appels de la société civile et des associations pour la protection de l’environnement, concernant l’agression des terre agricoles limitrophes à la ville d’Ain Beida par des déchets durs, des individus continuent de jeter leurs déchets au vu et au su de tout le monde, en particulier les week-ends. Plusieurs carrés urbains et tout au long des routes de contournement, des transporteurs jettent de vieux matériaux de construction formant d’impressionnantes pyramides, du plastique, des déchets ménagers, des plumes et du duvet des poulets et des fruits et légumes moisis. L’odeur est tellement nauséabonde qu’elle fait fuir les passants et des bêtes qui rodent par là pour s’alimenter. Les sites sont clochardisés du côté de la gare ferroviaire, le bosquet qui donne sur la route de Meskiana, sur la route d’Annaba et en allant vers le nouvel abattoir… Par le passé, il a été décidé de créer un centre d’enfouissement pour les déchets durs à la capitale des Haracta, mais héla ce projet n’a pas vu le jour pour des raisons qu’on ignore ; pourtant ; la direction de l’environnement de la wilaya d’Oum El Bouaghi a une idée sur la pollution néfaste qui touche les vastes terres agricoles fertiles entourant cette ancienne daira, essentiellement du côté d’El Beida Seghira et Bouakouz. Et, pour contrer ce fléau dévastateur menaçant la faune et la flore, l’APC d’Ain Beida, en collaboration avec des particulier et des bénévoles, a engagé, il y a quelques jours, une campagne de nettoiement près du pôle universitaire, la route de Khenchela et bien d’autres cités pour se débarrasser de ces tas de déchets durs qui dénaturent les beaux sites. Pour rappel, des opérations similaires de nettoiement ont été organisées un peu partout à travers les 29 communes de la wilaya, en présence des chefs de dairas, des P/APC, la Conservation des forêts, les sapeurs-pompiers et les entreprises privées ciblant les points noirs, les forêts urbaines (bosquets),les places publiques et les routes de contournement. Quant à la ville d’Ain Beida, cette dernière a besoin d’un budget spécial pour rénover le matériel du parc communal jugé désuets et en panne. Ces décharges à ciel ouvert imposant insalubrité et inquiétude, cette obscurité qui s’est emparée des boulevards et rues principales depuis trois ans et enfin ces fuites d’eau potable qui se déverse à flots dans les égouts, ont fait que la plus grande daira de la wilaya d’Oum El Bouaghi se ruralise de jour en jour à cause des luttes intestines ente quelques élus locaux de la municipalité.










