À l’approche des élections des Assemblées populaires communales (APC) et de Wilaya (APW) prévues le 28 novembre prochain, plusieurs candidatures, dont celles de présidents d’APC sortants et d’élus locaux, ont été rejetées par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), en application des dispositions de la loi électorale relatives à la moralisation de la vie politique et à la lutte contre l’argent douteux.
En effet, à l’issue du processus d’examen des dossiers mené par les délégations de wilaya de l’ANIE, plusieurs formations politiques et listes indépendantes ont été notifiées du rejet de candidats figurant sur leurs listes. Ces décisions se fondent principalement sur l’article 184 de la loi électorale, ciblant les liens présumés avec des milieux affairistes ou l’argent douteux, ainsi que sur les dispositions consacrées à la moralisation de la vie publique, soulignet plusiurs sources.
Face à ces évictions, les partis politiques concernés disposent d’un délai légal s’achevant aujourd’hui pour procéder au remplacement des candidats écartés auprès des coordinations de wilaya de l’ANIE, ou pour introduire des recours devant les juridictions administratives compétentes. Réagissant aux contestations de certaines formations politiques qualifiant ces décisions d’arbitraires, le président de l’ANIE, Saad Arous, a affirmé que l’instruction des dossiers s’est déroulée dans « le strict respect des cadres légaux et des prérogatives de l’Autorité », soulignant que le droit de recours devant les tribunaux administratifs demeure garanti pour l’ensemble des candidats concernés.
M. Arous a, par ailleurs, mis en avant l’engouement enregistré pour ce scrutin, avec un total de 162 864 candidats retenus pour les APC et APW, soit une hausse de 21,4 % par rapport aux élections locales de 2021, ce qui infirme les thèses sur une supposée désaffection électorale. Sur le plan réglementaire, l’ANIE a précisé que les rejets enregistrés touchent des candidatures individuelles et n’entachent pas la validité globale des listes, précisant que seules trois listes pour les APC et six pour les APW ont été rejetées pour non-conformité des souscriptions de signatures ou dossiers incomplets.
24 236 959 électeurs
Les formations politiques engagées dans la compétition s’attellent désormais à réajuster leurs listes afin d’assurer le respect des conditions et quotas exigés par la loi électorale — notamment la proportion de jeunes de moins de 40 ans (au moins 50 %), le tiers de diplômés universitaires ainsi que la représentation féminine — en prévision du lancement officiel de la campagne électorale. Notons que le bilan de la révision exceptionnelle des listes électorales, dans le cadre des élections locales, fait ressortir une hausse des inscrits. Selon les chiffres de l’ANIE, le corps électoral comptait, avant la révision exceptionnelle des listes électorales, 23 872 756 électeurs à l’intérieur du pays.
L’Autorité a, en outre, précisé que le nombre de nouveaux inscrits s’élève à 646 870 électeurs, dont 70 747 nouveaux inscrits qui auront atteint l’âge de 18 ans révolus le jour du scrutin. Le bilan fait état également de 40 133 électeurs radiés pour cause de décès, 241 597 électeurs radiés à la suite d’un changement de résidence et 937 autres pour perte du droit de vote. Ainsi, à l’issue de la révision exceptionnelle des listes électorales, le corps électoral compte désormais 24 236 959 électeurs à l’intérieur du pays, dont 13.001.832 hommes et 11.235.127 femmes.
Concernant la répartition par tranche d’âge, l’ANIE a fait état de 8 442 710 électeurs âgés de 18 à 40 ans, 9 976 870 électeurs âgés de 41 à 60 ans et 5 817 379 électeurs âgés de plus de 60 ans.
Par : Akram Ouadah












