Tortues marines, herbiers de posidonie, oiseaux d’eau et zones humides ont été au centre des activités de la deuxième édition de la Semaine de la biodiversité au parc national d’El Kala. La troisième journée, organisée lundi 26 octobre, a privilégié l’observation et l’apprentissage sur le terrain pour sensibiliser les étudiants aux enjeux de conservation des espèces et de protection des habitats naturels.
Mieux connaître pour mieux protéger
Au parc national d’El Kala, la préservation de la biodiversité passe aussi par l’acquisition de méthodes permettant de surveiller l’évolution des espèces et de repérer les risques qui menacent leur environnement. Organisée en partenariat entre la Direction générale des forêts et le Fonds mondial pour la nature en Afrique du Nord (WWF Afrique du Nord), cette manifestation a consacré une journée aux outils de suivi écologique, avec des exercices pratiques sur le littoral et des échanges scientifiques autour des milieux d’eau douce.
À la plage de L’Embouchure, les participants ont été initiés au suivi de la nidification des tortues marines, à l’observation des échouages et au repérage des menaces auxquelles ces animaux sont confrontés. L’utilisation de l’application « North Africa Turtle Tracker » leur a permis de découvrir un outil dédié au suivi de ces espèces. La sortie a également porté sur les herbiers de posidonie, dont l’observation permet d’aborder l’évolution de ces formations végétales marines et leur place dans les écosystèmes côtiers.
La question des déchets plastiques a, elle aussi, trouvé sa place dans le programme à travers l’initiative « Adopt a Beach ». Au-delà de la sensibilisation, cette démarche rappelle que la protection du littoral dépend également de la réduction des déchets qui s’accumulent sur les plages et contribuent à la dégradation des milieux marins.
Des zones humides sous observation
L’autre volet de la journée a été consacré aux écosystèmes d’eau douce, avec une attention particulière portée aux méthodes de gestion et de restauration des zones humides. Les présentations ont abordé les critères de classification de ces espaces, leur statut au sein des aires protégées et les approches permettant d’assurer leur conservation sur le long terme. Le lac Tonga a servi de support à une étude de cas, donnant une dimension concrète aux discussions.
Le suivi des oiseaux d’eau a également été abordé, notamment à travers les techniques de comptage et d’identification des espèces. La présentation du Réseau national des observateurs ornithologiques algériens (RNOOA) a permis de mettre en avant le rôle de l’observation dans la collecte d’informations sur l’avifaune. Les participants ont, par ailleurs, été sensibilisés à l’utilisation des bioindicateurs, dont l’étude contribue à apprécier l’état de santé des écosystèmes.
Cette journée s’inscrit dans un programme qui entend rapprocher les étudiants des pratiques de terrain et favoriser les échanges entre jeunes chercheurs et spécialistes. Le suivi régulier des espèces, l’identification des pressions environnementales et l’évaluation des habitats constituent autant de leviers pour orienter les mesures de conservation. Dans une région où le littoral et les zones humides forment des milieux naturels complémentaires, le développement de ces compétences représente un enjeu important pour la protection de la biodiversité.
Par : Aly D












