Par : Hamid Daoui
Il est désormais établi que les constructions de tout type de logement se poursuivent à un rythme accéléré dans la commune d’El-Khroub, avec les déclassements des terres fertiles qui en résultent. Ce foncier agricole, sous la poussée de l’urbanisme, s’est transformé en sols constructibles. La forte demande d’emplois et de logements à usage d’habitation correspondant à la démographie galopante s’est imposée dans les efforts de développement progressiste entrepris par les pouvoirs publics au lendemain de l’indépendance. Mais les dommages collatéraux causés par les constructeurs publics et privés sont nombreux. La dégradation de l’environnement écologique est manifeste.
Outre les nombreux logements, sujets à des modifications de la part de leurs acquéreurs avec les déchets solides que les travaux génèrent, il en est de même des décombres jetées par les auto-constructeurs des lotissements privés, créés par des anciens propriétaires terriens « nationalisés », à qui l’Etat a restitué « leurs » terres fertiles. Ainsi, la nature souffre des dépôts d’amas de toutes sortes de matériaux qui jonchent les sols et mêmes les berges des rivières à l’exemple de l’oued-Hamimim, oued Fantaria et bien d’autres rivières en contrebas de la Cité Cinq et des Quatre chemins. Les cours des eaux sont le plus souvent obstrués par les amas de toute sorte de déchets solides déposés sur les berges et à proximité de l’ancien chemin menant vers El-Meridj juste au sortir du pont des voies ferrées.
Cette dégradation manifeste de l’environnement s’est faite et persiste au vu et au su des autorités, des services techniques de l’APC d’El-Khroub et de la police urbaine, dans une commune où l’industrie du bâtiment fait des ravages avec des constructions, violant le plus souvent les normes règlementaires pour ne pas dire anarchiques, qui poussent comme des champignons !









