Le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE) a appelé à une journée de grève nationale mercredi 26 novembre 2025, à travers l’ensemble du territoire national.
Une action décidée entre autre pour dénoncer « la poursuite des restrictions sur les libertés syndicales », « le recul du dialogue social » et « la dégradation des conditions de travail », vie « à faire entendre la voix des enseignants et à interpeller les autorités sur la nécessité d’un dialogue social sérieux et constructif », indique un communiqué du syndicat rendu public dans la soirée du mardi.
Ainsi, le CNAPESTE a tenu du 6 au 8 novembre 2025 à Laghouat, sa session ordinaire de l’assemblée générale nationale.
Un rendez-vous durant lequel le syndicat a relevé « la poursuite des restrictions sur le libre exercice syndical, à travers des poursuites administratives et judiciaires contre plusieurs représentants syndicaux, en violation des principes constitutionnels et des conventions internationales ratifiées par l’Algérie ».
Il a également été mentionné « le recul du dialogue social, marqué par l’absence de concertation réelle avec les partenaires sociaux et la gestion unilatérale du secteur par des décisions administratives imposées ».
En outre, le CNAPESTE a mis en exergue « la dégradation des conditions de travail », notamment en raison de « la surcharge des classes », et du « manque d’encadrement administratif et pédagogique ».
Le syndicat a en outre rappelé « la fuite en avant » de la tutelle pour ce qui est de la révision du statut de l’éducation.
A cet effet, le CNAPESTE a appelé à une journée de grève nationale mercredi 26 novembre 2025, à travers l’ensemble du territoire national.
Dans le même ordre, le syndicat prévoit « la tenue de sit-in de solidarité les dimanches et mercredis, coïncidant avec le déplacement le coordinateur national, Messaoud Boudiba et le secrétaire national chargé de l’administration, Boubekeur Tabet, à Hammam Del’aa, à M’sila, dans le cadre des modalités de leurs contrôle judiciaire ».
Les deux responsables avaient été placés sous contrôle judiciaire depuis le mois de février dernier.
En outre, l’Assemblée générale du CNAPESTE a tenu à exprimer « sa solidarité totale avec les représentants sanctionnés ou poursuivis en raison de leur engagement syndical ».
Il faut rappeler que ce syndicat avait entamé un mouvement de protestation, avec une grève de deux jours par semaine, au mois de février dernier.
Prévoyant d’organiser un sit-in national à M’sila, les deux responsables cités plus haut, avaient été arrêtés par les services de sécurité, avant leur présentation devant le parquet. Finalement, ils avaient été relâchés mais placés sous contrôle judiciaire.
Le CNAPESTE avait gelé son mouvement de protestation au mois d’avril. Or, et après que le ministère ait organisé au printemps une série de rencontres avec les syndicats pour la révision du statut particulier des fonctionnaires du secteur, les choses ne semblent pas évoluer dans la mesure où cette révision tarde à venir. D’où la reprise de la protestation.
Par : Elyas Abdelbaki









