Par : I. N
C’est un véritable état d’instabilité qui règne, depuis quelques semaines, à la direction des œuvres universitaires à Annaba et à Sidi Amar.
C’est du moins ce que laissent entendre les multiples sit-in de protestation organisés par les employés relevant de la direction et affectés au niveau des résidences universitaires, mais aussi les correspondances adressées par certains partenaires sociaux au ministère de tutelle.
Cette fois-ci, c’est au tour du bureau local du Syndicat national autonome du personnel de l’enseignement supérieur de dénoncer ce qu’il a qualifié de « laxisme » adopté par les responsables des deux directions que compte la wilaya d’Annaba. « En dépit des instructions adressées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, portant sur l’ouverture des voies de dialogues avec les partenaires sociaux sans exception, le directeur des œuvres universitaires Annaba continue à écarter certains syndicats », lit-on dans la correspondance, et d’ajouter « le secteur des œuvres universitaires a connu une terrible détérioration depuis l’installation de ce directeur à la tête de la direction et ce, à cause de son incapacité à gérer l’institution. En effet, les multiples doléances des employés et les rapports rédigés par les chefs des services de ladite direction constituent la meilleure preuve du laxisme qui y règne ».
Le syndicat précise, dans le même document, qu’il a réclamé l’intervention des autorités sécuritaires pour diligenter une enquête basée sur les rapports adressés par les cadres de l’institution. Mais en vain. Il s’agit également d’un acharnement commis à l’encontre des travailleurs ayant dénoncé des agissements pouvant être considérés comme « corruption ». Le communiqué cite, à titre d’exemple, le cas des employés syndiqués affectés aux résidences universitaires qui ont été transférés sans aucune raison valable. Alors que d’autres ont été carrément suspendus suite à leurs passages en conseil de discipline.
Pour ce qui est de la direction des œuvres universitaires de Sidi Amar, le même syndicat dénonce également ce qu’il a qualifié de « manque de professionnalisme » dont a fait preuve la directrice de l’institution depuis son installation. Le document, dont nous détenons une copie, précise que la directrice refuse de prendre en considération les multiples demandes déposées auprès de ses services par les sections syndicales. « La majorité des décisions prises par les deux directeurs des œuvres universitaire, commençant par la désignation des directeurs des résidences universitaires et les présidents des départements jusqu’aux chefs des services, demeurent anarchiques et non étudiées.










