Par : Amar Ait Bara
Le soir venu, le cours de la révolution se transforme en un véritable ghetto, les agressions se multiplient, surtout les vols des portables et d’autres actes à l’arraché et à la sauvette. Durant la journée, tout baigne, aucun vol ; il fait même bon vivre au niveau de l’antique cours de la révolution, mais la nuit, ce sont toujours les mêmes délinquants qui sévissent pour instaurer la peur et la crainte parmi les estivants qui déambulent le soir. Cette bande de délinquants a choisi d’élire domicile à l’extrémité du cours pour dicter leur loi aux passants, en agressant toutes les personnes isolées, n’épargnant ni vieux, ni femmes et même les enfants. Cependant, les responsables de ces nombreux vols sont deux bandes constituées de jeunes délinquants, issus du quartier de la Vieille Ville qui fréquentent quotidiennement le cours de la révolution pour s’attaquer aux touristes et aux estivants. Ainsi, les victimes se limitent au dépôt de plaintes et n’ont que leurs yeux pour pleurer et regrettent parfois ces maudites vacances à Annaba, habituellement paisible. Dans la soirée de mercredi dernier, ce sont des femmes de mauvaises mœurs qui se sont crêpées le chignon en pleine chaussée devant l’assistance nombreuse des curieux, mais point d’intervention des services de sécurité et la circulation routière a été interrompue. Parfois, même les propriétaires de kiosques ont fait les frais de ces actes et ont même été victimes de vols de portables, ainsi que les magasins situés sous les arcades du cours de la révolution qui ont connu le même sort et on a même subtilisé les portables à des clients attablés. Les gardiens de parkings anarchiques exploitent illégalement les chaussées pour faire savoir aux touristes que c’est payant, à défaut d’être tabassés et personne n’intervient pour mettre de l’ordre. La nuit tombée, ce lieu devient un véritable coupe-gorge et personne ne veut s’isoler car des groupuscules de voyous se forment pour guetter leurs proies. La présence en permanence et la surveillance des employés des kiosques n’ont pas dissuadé ces voleurs de commettre leurs sales besognes et dépouiller les gens de leurs biens. Les touristes et les commerçants basés dans cet endroit interpellent les services sécuritaires pour que les forces de l’ordre multiplient les rondes et instaurent plus de sécurité, malgré les efforts qu’ils fournissent, car ces actes de vols et agressions ont terni l’image de la ville de Annaba, habituellement quiète. Au niveau des arcades où il existe de nombreux établissements et restaurants, c’est dans ces endroits où il a été enregistré de nombreuses agressions de clients, hôtes de Annaba, à leur sortie de ces commerces, car ils ne connaissent pas les ruelles de la ville et leur dangerosité. Ces bandes de voleurs à l’arraché ne doivent plus sévir en principe et les forces de l’ordre sont interpellés par les commerçants pour les mettre hors d’état de nuire le plus rapidement possible avant qu’ils ne fassent d’autres victimes. Même si ces policiers sont appelés à intervenir un peu partout, pour mettre fin aux batailles rangées entre bandes rivales de délinquants, ce qui est prioritaire, cela y va de la sécurité de tous. Ces derniers, sous l’effet des barbituriques, agissent à la nuit tombée et font peur aux touristes et estivants, surtout aux familles qui s’affolent à la moindre rixe, car la force doit revenir à la loi et nul n’a le droit de la transgresser.










