Quelques jours seulement après la venue en Algérie du ministre du Pétrole de la République du Niger, Sahabi Oumarou, à l’occasion de la 4e réunion ministérielle du TSGP, tenue le 11 février dernier, c’est son collègue au gouvernement, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur, M. Bakary Yaou Sangaré, qui se déplace à Alger.
La multiplication de ces visites impliquant des ministres et des responsables des grandes entreprises étatiques, notamment celles du secteur énergétique, traduit la volonté des deux pays à intensifier la coopération économique.
A l’issue de sa rencontre, mardi, avec le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le MAE du Niger, a déclaré que le rendez-vous “marque une étape significative dans le renforcement des liens entre l’Algérie et le Niger, avec des perspectives prometteuses pour l’avenir de la coopération bilatérale, tant sur le plan énergétique que dans d’autres secteurs clés”.
Le ministre nigérien a mis en exergue quelques-uns des projets qu’il considère très importants, à l’image de la construction de raffineries de pétrole, qui devraient bénéficier de la relation entre l’Algérie et le Niger pour développer une “économie d’échelle”.
Il faut rappeler, à cet effet, qu’une délégation de la Sonatrach s’est rendue le mois passé au Niger pour officialiser le projet de la construction d’une raffinerie et d’un complexe pétrochimique à Dosso.
Bakary Yaou Sangaré a également indiqué que “l’Algérie a décidé d’apporter son soutien au Niger pour améliorer sa production d’électricité à travers l’implantation de deux turbines de 2×25 Mégawatt”.
Ce mercredi, la compagnie algérienne de l’électricité et du gaz a annoncé « la signature d’un mémorandum d’entente avec la directrice générale de Nigelac, Mme Fati Abarchi », en application des directives des hautes autorités du pays.
L’Algérie a offert cette centrale électrique au Niger pour l’aider à surmonter les difficultés qu’il rencontre pour satisfaire les besoins énergétiques de ses citoyens, précise encore la société nationale algérienne.
Par : Elyas Abdelbaki








