Le contrôle des finances publiques, notamment pour ce qui est de l’exécution des projets d’investissement et de la consommation des budgets, est au centre des préoccupations des autorités du pays qui s’attèlent continuellement à perfectionner et à améliorer les mécanismes permettant un meilleur suivi.
C’est dans ce sens que la Direction générale du budget, du ministère des Finances, a saisi, dans une note datée du 23 avril dernier, et divulguée par le quotidien arabophone « Echourouk », les directeurs régionaux du budget, à l’effet de collecter et d’analyser toutes les données relatives aux taux de réalisation des projets et aux dépenses publiques. Des données qui doivent être transmises à la tutelle avant le 30 avril prochain.
L’objectif étant de relever à temps les retards d’exécution, une problématique sérieuse pour ce qui est des projets de réalisation d’infrastructures notamment, afin de remédier aux lacunes dans des délais raisonnables.
Ainsi, les directeurs régionaux du budget sont priés « de prendre toutes les dispositions pour collecter et transmettre des informations détaillées sur les projets lancés ou en cours dans chaque wilaya de leur ressort, tout en veillant à faire correspondre les taux d’avancement sur le terrain avec les taux de consommation des crédits budgétaires ».
L’opération, poursuit la note, vise à « garantir une vision claire de l’état d’avancement des projets publics et à imposer un contrôle strict sur les mécanismes de dépense de l’argent public ».
Dans le même ordre, les responsables des directions de la programmation et du suivi budgétaires (DPSB) sont tenus de « recueillir des données précises, accompagnées de photos récentes et datées montrant l’état d’avancement des travaux, avec une stricte conformité au canevas unifié joint, sans aucun changement afin de faciliter le traitement centralisé de l’information ».
Suivi rigoureux des comptes et des réalisations
A cet effet, la Direction générale du budget du ministère des Finances a fixé le 30 avril prochain comme date limite pour l’envoi des informations concernant les projets dont le coût dépasse un (1) milliard de dinars, et le 7 mai pour les projets en dessous de ce seuil.
Le ministère a également ordonné, indique cette note, « l’organisation de réunions de travail entre les directeurs régionaux et les contrôleurs locaux du budget pour unifier les données et vérifier leur exactitude ».
« Toutes les ressources humaines, matérielles et logistiques disponibles devront être mobilisées par les directions régionales, y compris la réalisation de visites de terrain pour vérifier l’état réel de l’avancement des projets », ajoute la même source.
En dernier lieu, il est mentionné dans le même courrier que « les directeurs régionaux sont pleinement responsables de la fiabilité, de l’exactitude et de la cohérence des données transmises ».
Il est clair donc que l’Exécutif fait du contrôle de l’argent public, et conséquemment de la bonne exécution des projets initiés, une priorité.
Par : Elyas Abdelbaki










