La commune d’Oued Laneb a récupéré d’importantes assiettes foncières cette dernière semaine, suite à la démolition des constructions illicites que compte ladite commune. Pas moins de 48.600 m² de terrains constructibles ont été récupérés et seront désormais destinés à des projets de développement.
Cette opération est intervenue au lendemain du relogement qui a concerné plus de 400 familles de la commune d’Oued Laneb. Leurs anciennes habitations construites sans autorisation ont été démolies et les terrains qu’ils occupaient récupérés de fait
Ainsi, ce ne sont pas moins de 61 habitations illicites qui ont été démolies rien qu’à Draa Errich. On dénombre également 13 autres habitations démolies à Oued Laneb, 7 à Laieb Amar, 15 à Kherraza et 9 autres sur des zones retirées de la même commune. Ce sont les services techniques de la commune d’Oued Laneb qui ont mené à bien cette opération avec le consentement des anciens habitants des lieux.
Rappelons que, depuis plusieurs années maintenant, cette procédure est nécessaire au lendemain des relogements. Et pour cause, certaines personnes sans scrupule n’hésitent pas à investir les logements désertés pour prétendre à leur tour aux logements sociaux Pire encore, les nouveaux bénéficiaires ont à plusieurs reprises mis en vente les logements qu’ils quittaient, toujours pour permettre aux nouveaux occupants d’accéder au logement social.
Devenus réellement problématiques, ces pratiques, ont poussé l’Etat à déclarer la guerre aux constructions illicites en renforçant l’arsenal juridique et les peines.
Fin 2022, le gouvernement Tebboune annonçait des peines allant jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle contre toute voie de fait ou agissement sur les terres de l’Etat, entrainant la détérioration de leur valeur.
L’avant-projet de loi présenté par le ministre de la Justice consacre également un cadre juridique interdisant et sanctionnant sévèrement, par des peines allant jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle et deux millions de dinars d’amende, toute voie de fait ou agissement sur les terres de l’État, entrainant la détérioration de leur valeur ou toute modification de leur statut ou vocation
Par : M. L










