Par :Amar Ait Bara
Ils sont environ une dizaine de travailleurs de l’OCS Annaba, dont la plupart sont des pères de familles et malades chroniques, à avoir observé une grève de la faim contre la décision unilatérale prise par le maire d’Annaba de revoir à la baisse les salaires de ces derniers, malgré les instructions du wali d’Annaba de maintenir ces salaires en l’état et selon les grilles. Le premier locataire de la municipalité a émis un niet catégorique concernant l’application de la convention collective comme convenu. Une instruction émanant du wali d’Annaba instruisant le P/APC de respecter à la lettre les articles de la convention, dont celui de préserver les salaires de tous les travailleurs et de régler les charges, dont celles des assurances CNASAT. Aussi, une seconde lettre du wali sous le numéro 333/WA/MA/2022, datée du 24/11/2021, destinée au chef de daïra le priant d’ouvrir une enquête sur les dépassements enregistrés au niveau de l’EPIC/OCS. Une première réunion a eu lieu le jeudi dernier entre le maire et les travailleurs qui s’est soldée par un échec puisque le P/APC veut revoir encore une fois à la baisse les salaires de ces derniers. A ce sujet, un gréviste dira : « Le président de la République est en train d’augmenter les pensions des retraités et les salaires des travailleurs, alors que les nôtres ont été réduits ». Un autre gréviste, l’air fatigué, rétorqua : « Ma famille vit en ce moment chez ma fille mariée, à la maison pour faute de payement de l’électricité et de l’eau qui ont été coupées, je n’ai pas été payé pendant deux mois. Que dois-je faire ? ».
Le marasme a atteint son paroxysme, le maire maintient la pression et les travailleurs comptent maintenir la grève de la faim jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause, clament-ils.










