Par : A.A
Le paisible quartier de Kadour Boumedous, sis en plein centre-ville, est, depuis trois nuits consécutives, le théâtre de batailles rangées dont les auteurs sont des jeunes délinquants. Des armes blanches de différents calibres ainsi que des pierres ont été utilisés dans ces rixes. Celles-ci ont vraiment semé la panique au sein des habitants. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer dans ces affrontements. Seulement quelques blessés légers, selon des témoins, ont été enregistrés dans cette « bagarre générale ». Il a fallu l’intervention de quelques sages pour que le calme revienne à la cité. Les motifs ayant provoqué ces batailles rangées sont toujours indéterminés. Vraisemblablement, Il s’agissait, selon des témoignages recueillis sur place, d’un règlement de compte entre des bandes rivales. De l’avis de nombreux spécialistes, ces délinquants passent souvent à l’acte sous l’effet de la drogue. Une chose est sûre, certains quartiers de Constantine, notamment ceux de la périphérie de la ville, ne sont plus, à dire vrai, sécurisés. Une suite logique à cette violence galopante en milieu urbain qui ronge la société. Malheureusement, tous les signaux en ce sens sont au rouge. Les chiffres avancés par les responsables du CHU Benbadis sont là pour témoigner sur les proportions inquiétantes qu’a prises ce phénomène. Près de 800 victimes agressées à l’arme blanche ont été prises en charge par le service des urgences depuis le début de l’année en cours. La responsabilité est certainement partagée entre d’une part, la famille, l’école, la mosquée et les différentes institutions de l’Etat, d’autre part. Toutes ces parties sont appelées à s’impliquer davantage dans cette lutte acharnée contre les auteurs de ces actes de violence en milieu urbain.









