Le Centre Hospitalier Universitaire a reçu aujourd’hui une unité de médecine hyperbare, la première installée dans la région Est du pays. L’appareil, réceptionné au port, résulte d’un an de préparation et d’adaptations techniques, et sera mis en service après l’achèvement des vérifications finales.
La direction générale du CHU signale que l’installation de l’appareil a exigé plus d’une année de travaux. Les locaux dédiés ont été aménagés et équipés selon les normes techniques et médicales en vigueur, et un suivi méthodique des aspects organisationnels et techniques a été mené pour garantir la conformité et la sécurité.
La thérapie hyperbare repose sur l’administration d’oxygène à haute pression. Ce procédé augmente significativement la quantité d’oxygène dissous dans le plasma sanguin, ce qui favorise la cicatrisation, limite l’extension des tissus lésés et améliore la réponse aux traitements dans plusieurs indications cliniques.
Parmi les pathologies ciblées figurent la jambe diabétique et ses complications, les plaies chroniques de mauvaise cicatrisation, les infections osseuses chroniques, les intoxications au monoxyde de carbone, les accidents de plongée et le syndrome de décompression, ainsi que certaines ulcérations cutanées complexes. L’Unité contribue également à protéger les tissus sains et à réduire les complications liées aux traitements chimiothérapeutiques et radiothérapiques.
Les autorités hospitalières précisent que les dernières mises au point techniques sont en cours. Une fois validées, le service ouvrira ses portes au public et intégrera le parcours de prise en charge des patients nécessitant des soins spécialisés, limitant ainsi la nécessité d’évacuations vers des centres éloignés.
La création d’une Unité de médecine hyperbare renforce l’offre spécialisée au niveau local et répond à des besoins cliniques tangibles, en particulier pour les complications du diabète et les urgences liées à la plongée. Elle s’inscrit dans une stratégie de montée en compétences des structures hospitalières pour améliorer l’accès aux soins.
Après la finalisation des vérifications techniques, l’Unité de médecine hyperbare sera opérationnelle et devra permettre d’accélérer la prise en charge de pathologies complexes tout en décongestionnant les référencements vers d’autres établissements.
Par : Mahdi AMA






