Le ministère de l’Éducation nationale vient de rendre public une nouvelle décision ministérielle (n° 07 du 27 juin 2026) fixant les nouvelles modalités d’organisation de l’examen du Brevet d’enseignement moyen (BEM).
Le texte confirme le maintien de la session annuelle unique tout en modernisant les inscriptions, désormais confiées aux parents, et en durcissant le dispositif disciplinaire. Principale innovation : l’inscription au BEM incombe désormais exclusivement aux parents d’élèves via l’espace numérique dédié de la plateforme du ministère, incluant le paiement en ligne des droits.
Cette mesure décharge officiellement les directeurs de collèges de cette procédure. Aussi, le texte consacre la double correction obligatoire pour l’ensemble des copies, avec recours à une troisième correction en cas d’écart important. Les décisions des commissions de délibération sont arrêtées comme définitives : aucun recours pour réévaluation des copies ou révision des notes ne sera admis après proclamation des résultats. Par ailleurs, le total des coefficients des épreuves est fixé à 28 (Langue arabe : 5, Mathématiques : 4, Histoire-Géographie : 3, Anglais : 3).
Alors que la moyenne annuelle des activités (ÉPS, éducation artistique et musicale) est prise en compte avec un coefficient 1. Il st également à noter que l’épreuve de langue amazighe concerne les élèves ayant suivi son enseignement, tandis que l’ÉPS est obligatoire pour les candidats libres. Pour ce qui est les élèves de l’enseignement à distance, régulièrement inscrits en 4ᵉ année moyenne dans un établissement agréé, ils peuvent postuler en candidats libres. Ils doivent, cependant, déposer un dossier administratif papier comprenant notamment un certificat médical délivré par la santé scolaire pour l’épreuve de sport.
Au plan de la lutte contre la fraude, l’instruction ministérielle dispose que tout candidat pris en flagrant délit de fraude sera immédiatement exclu par le chef de centre. Pour les candidats de 16 ans et plus, les sanctions peuvent aller de 3 à 5 ans d’interdiction de repasser l’examen, indépendamment des poursuites pénales.
Par : Akram Ouadah










