Par : Hamid Baali
Durant le mois sacré du Ramadhan, les consommateurs ont été lourdement pénalisés par la cherté du poulet dont le prix moyen du kilogramme a atteint les 380-420 dinars. Les commerçants avaient justifié cette hausse par le coût élevé des aliments destinés aux poulets et le prix unitaire du poussin qui serait passé de 70 à 140 dinars. Les familles de conditions modestes ont quelque peu pâti de ces augmentations insensées et ont tout de même passé le mois de jeûne en se serrant la ceinture. Cependant, un miracle s’est produit depuis début juin, puisque les bouchers et les supermarchés proposent désormais ces viandes blanches à raison de 260-280 dinars le kilogramme à la grande satisfaction des pères et mères de familles. Une petite tournée effectuée ce dimanche 6 juin en ville nous a permis de constater un engouement au niveau des marchés couverts et des boucheries permettant à tout un chacun d’acquérir un poulet moyen pour un montant d’environ 600 à 700 dinars. D’autre part, des commerçants proposent des pièces de qualité moindre, à savoir des ailes de poulet à raison de 200 dinars le kg, des cuisses à 320 dinars et du blanc de poulet (en guise d’escalopes) à 550 dinars le kg. Les consommateurs ont l’opportunité de se servir en fonction de leurs capacités financières et c’est une aubaine pour faire bouillir la marmite de la maisonnée !
Les pastèques, fruits privilégiés de la population
Depuis quelques semaines, des camions, camionnettes et véhicules utilitaires regorgeant d’énormes pastèques ramenées du Sud du territoire national à bord de mastodontes sont garés dans des cités populaires, carrefours, au bord des routes et même au centre-ville. Les vendeurs ont su trouver la formule idoine pour écouler leurs produits dont le poids moyen dépasse les 15-20 kilogrammes. En effet, ils n’hésitent pas à découper à l’aide d’un grand couteau les grosses pastèques et à proposer des tranches de ce fruit délicieux aux clients qui ont saisi cette opportunité pour se servir. Des consommateurs se bousculent pour acheter à leur guise des tranches qui sont aussitôt pesées sur une balance électronique à raison de 40-50 dinars le kilogramme. Le montant est visible sur le petit écran et chacun s’empresse de s’acquitter de la somme affichée qui varie de 120 à 250 dinars. Les vendeurs enveloppent soigneusement ces tranches d’un film alimentaire pour des raisons évidentes d’hygiène et de salubrité. Les clients que nous avons abordés aux abords d’une camionnette stationnée à la cité Gahdour Tahar, sur les hauteurs de la ville, semblent satisfaits : ” La pastèque est un fruit économique apprécié par la maisonnée et nous saisissons cette opportunité pour acheter la quantité désirée sachant que nous ne sommes pas handicapés par un poids excessif ! Nos couffins ne sont pas lourds à porter et nous rentrons quotidiennement à la maison en ramenant ce fruit désaltérant dont raffolent nos enfants ! “.
Les commerçants vantent volontiers la qualité de leurs produits en précisant que les agriculteurs du Grand Sud se sont lancés dans cette filière rentable et ne recourent pas à l’irrigation de leurs champs avec des eaux usées. Bien au contraire, ils sont organisés et respectent les règles sanitaires édictées par les pouvoirs publics pour prévenir les intoxications alimentaires.










