Le bourg Rajdjai Amar, rattaché à la commune de Meskiana, continue de souffrir en silence face à la réalité déplorable du développement qui pèse sur ses habitants, aujourd’hui marginalisés, dans un douloureux paradoxe entre les sacrifices du passé et les souffrances du présent.
Les habitants de ce bourg, quelque peu oublié ou effacé, sont confrontés à des conditions de vie difficiles en raison de l’accumulation de nombreux problèmes de développement, notamment l’absence de réseau du gaz naturel, qui les contraint à utiliser des moyens de chauffage rudimentaires, surtout pendant les rudes mois d’hiver.
Les routes sont en très mauvais état, entravant la circulation des personnes et accentuant l’isolement de la région. L’urbanisme fait également défaut, alors que le bourg est censé être un modèle à suivre en reconnaissance des sacrifices de l’un de ses enfants où pas moins de 24 chouhada ont donné leur vie pour que vive l’Algérie.
Le problème d’approvisionnement en eau potable a aggravé la situation, tandis que le réseau électrique est moindre et absent dans de nombreux foyers, sans parler de la propagation impressionnante des déchets due à l’absence de collecteurs.
Les habitants crient haut et fort, confirmant avoir frappé à toutes les portes en vain, exigeant que les autorités locales et wilayales prennent des mesures urgentes pour mettre fin à l’injustice à laquelle ils sont confrontés, et atteindre le niveau de vie décent que mérite un village portant le nom d’un héros national.
Le président de l’Assemblée populaire communale, qui nous a reçu en son bureau, nous a communiqué ses préoccupations quant au maigre budget dont dispose la commune de Meskiana : 8 milliards à répartir sur 13 mechtas, sans compter le chef-lieu de la commune qui est en piteux état. La plupart des routes sont impraticables, suite aux anciens projets sectoriels, sans que leur remise en l’état ne soit réalisée. Toujours est-il que cette commune accuse des retards de développement suite à un héritage désastreux, qui mérite un plan spécial pour un véritable redressement. Le centre-ville, à lui seul, pourrait engloutir tout le budget alloué.
Par : Hamoudi Chebout










