La revendication des biologistes de la santé publique concernant la promotion professionnelle automatique n’a pas reçu une réponse positive de la part des pouvoirs publics.
Dans une déclaration publiée hier, le Syndicat autonome des biologistes de santé publique (SABSP) revient sur les justifications qui lui ont été apportées lors de sa dernière rencontre avec les représentants de la tutelle.
Cette revendication avait été présentée au ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaouden, lors d’une réunion tenue le 30 octobre. Le syndicat réclame une promotion automatique pour les biologistes qui remplissent les conditions réglementaires, afin de compenser l’absence de promotions professionnelles au cours des deux dernières années.
Selon le SABSP, « les directions centrales des ressources humaines et des finances ont expliqué que la promotion automatique accordée pendant la pandémie de Covid-19 était une mesure exceptionnelle » qui « visait à reconnaître les efforts et les sacrifices consentis par les personnels de la santé durant cette période et ne constituait pas un dispositif destiné à être reconduit régulièrement ».
Les responsables ont également fait savoir que la Direction générale de la Fonction publique avait accordé une autorisation exceptionnelle pour « reprendre les concours classiques de promotion » qui « étaient jusque-là bloqués en raison de l’absence de publication de la liste des spécialités concernées ».
Une position que ne partage pas le SABSP qui maintient sa demande. Pour l’organisation syndicale, « la promotion professionnelle est un droit pour les travailleurs de la santé ». Tout employé « qui remplit les conditions requises doit pouvoir bénéficier de cette évolution de carrière ».
Le syndicat estime que cette reconnaissance est « nécessaire pour valoriser le parcours professionnel des agents, encourager les compétences et garantir l’équité ainsi que l’égalité des chances entre les travailleurs ». Il réaffirme à cet effet son « attachement à une promotion automatique périodique » et assure qu’il continuera à « défendre cette revendication auprès des autorités de tutelle jusqu’à ce qu’une solution satisfaisante soit trouvée ».
Pour rappel, la rencontre du 30 octobre s’inscrivait dans le cadre du dialogue entre le ministère de la Santé et les partenaires sociaux. La délégation syndicale, conduite par Youssef Boudjellal, avait également soulevé plusieurs autres préoccupations liées à la situation professionnelle des biologistes, y compris les dysfonctionnements relevés dans les statuts particuliers et la nomenclature des actes et des missions, tout comme le manque de postes correspondant à leurs qualifications et à leurs spécialités.
De son côté, le ministre avait assuré, d’après un communiqué du ministère, que son département « accordait de l’intérêt aux revendications présentées et poursuivrait l’examen des problèmes professionnels et organisationnels des différents corps du secteur, en vue de trouver des solutions adaptées ».
Mais, pour l’heure, cette revendication des biologistes ne semble pas être sur le point d’être satisfaite.
Par : Elyas Abdelbaki









