Dans les salles d’examen, la consigne est claire : silence absolu et discipline stricte. Toute communication est proscrite, de même que les déplacements non autorisés ou le changement de place.
À quelques semaines du coup d’envoi des épreuves, le dispositif d’organisation du baccalauréat 2026 entre dans sa phase finale. Selon El Khabar, les centres d’examen ouvriront leurs portes, à partir du jeudi 4 juin, aux commissions de sécurité et aux autorités locales pour des inspections destinées à vérifier leur état de préparation. Une étape décisive dans un dispositif marqué cette année par un durcissement des règles et une vigilance accrue à tous les niveaux. « Au cœur du système, le chef de centre se voit confier une responsabilité totale », précise la même source.
Désigné parmi les cadres de l’éducation, il devient en effet le garant du bon déroulement de l’examen, depuis la réception des sujets jusqu’à la remise des copies. Il lui revient, d’après le quotidien arabophone, d’assurer la sécurité du centre, d’organiser le travail des équipes et de veiller au strict respect des procédures. Et d’ajouter que toute défaillance est clairement pointée du doigt par l’Office national des examens et concours (ONEC), qui insiste sur la « nécessité d’une gestion rigoureuse pour garantir l’égalité des chances entre candidats ».
Le dispositif prévoit, également, la mobilisation de trois adjoints chargés d’épauler le chef de centre. Coordination, logistique, hygiène, sécurité et respect des consignes de surveillance : chaque aspect est encadré afin d’éviter toute faille dans l’organisation. À cela s’ajoute la présence d’un observateur externe, dépêché depuis une autre wilaya, chargé de suivre le déroulement des épreuves et de signaler tout incident susceptible de porter atteinte à la crédibilité de l’examen.
Rigueur, discipline et transparence
Les accès sont strictement contrôlés : une seule entrée est autorisée, tandis que toutes les issues secondaires sont fermées. Aussi, les véhicules sont interdits à l’intérieur des centres, et une salle spécifique est aménagée pour le dépôt des effets personnels. Le téléphone portable, principal vecteur de fraude ces dernières années, fait l’objet d’une interdiction totale.
Aucun candidat, surveillant ou membre du personnel n’est autorisé à en disposer à l’intérieur du centre, à l’exception du chef de centre, et uniquement dans un cadre strictement encadré. En outre, les candidats doivent abandonner sacs, documents et tout support non autorisé dès leur arrivée. Dans les salles d’examen, la consigne est claire : silence absolu et discipline stricte. Toute communication est proscrite, de même que les déplacements non autorisés ou le changement de place.
Les surveillants sont appelés à redoubler de vigilance, avec des contrôles pouvant aller jusqu’à la fouille en cas de suspicion. L’utilisation de documents non fournis par le centre entraîne automatiquement l’exclusion. Les procédures en cas de fraude sont sans appel, souligne El Khabar. Tout candidat pris en flagrant délit est immédiatement exclu de l’épreuve concernée. Les objets saisis — téléphone, calculatrice ou tout autre moyen de triche — sont intégrés dans un dossier transmis aux autorités compétentes. Et, un rapport détaillé est établi, ouvrant la voie à des sanctions disciplinaires, voire à des poursuites judiciaires, conformément à la législation en vigueur.
Les cas d’usurpation d’identité, quant à eux, donnent lieu à une intervention immédiate des services de sécurité. Par ailleurs, la gestion des copies fait l’objet d’un suivi rigoureux. Chaque candidat est tenu de remettre sa copie, même blanche, dûment remplie et signée. Les surveillants doivent ainsi vérifier la conformité des informations avant leur transmission sécurisée.
Dans un contexte marqué par la lutte contre la fraude, le mot d’ordre est sans équivoque : rigueur, discipline et transparence.
Par : Akram Ouadah











