Par : Amar Ait Bara
Abstraction faite des légumes qui connaissent, en ce mois de janvier, une stabilité sans précèdent estimée comme normale, vu la disponibilité des produits en abondance et ceci, malgré la crise sanitaire. Cependant, les prix des fruits flambent et demeurent instables, à l’image de la banane qui varie entre 350 et 400 dinars le kilo, car c’est un produit importé. La mercuriale demeure en folie et les fruits sont hors de portée pour les bourses limitées qui préfèrent se rabattre sur les oranges de petit calibre et de mauvaise qualité, mais son prix demeure quand même exorbitant à 100 dinars. La plaine d’Annaba est considérée comme une zone des agrumicole par excellence, mais l’orange de bonne qualité frôle les 200 dinars. Même le poisson, un produit pourtant nécessaire en ces moments de pandémie, se fait également rare en cette période de l’année, détenant le record des prix et demeure inabordable. La sardine qui, jadis était le plat des pauvres où parfois certains pêcheurs l’offraient à titre gracieux, reste maintenant hors de portée. En effet, le prix de la sardine est de 1.000 à 1.200 dinars et c’est valable pour les autres poissons dont le prix donne le tournis. D’aucuns n’arrivent à expliquer cette hausse subite d’origine inconnue, sauf que les prix sont conditionnés par la loi du marché, celle de l’offre et la demande qui commence à baisser sensiblement. De ce fait, les citoyens fuient les marchés qui affichent vides à cause de la crise financière, sociale et sanitaire et c’est pour cette raison que les commerçants eux aussi font de même et exposent leurs marchandises sur les trottoirs. Même en cette situation sanitaire de pandémie, les gens doivent se nourrir correctement, sauf qu’ils n’arrivent plus à assumer cette hausse des prix. Au niveau des poissonneries, le poisson est cédé à un coût plus élevé et, pour le rouget, la dorade et le merlan le prix du kilo est situé entre 1300 et 1600 dinars. Dans d’autres endroits tels que Echatt ou Sidi Salem, le poisson de premier choix appelé « le bon », coûte moins cher, tels que le pageot, la dorade grise, contrairement aux autres poissonneries. La concurrence est déloyale, même le secteur de la pêche est resté à la traine et surtout il peine pour relever la tête, avec le renouvellement de la flottille vétuste avec la cherté du matériel et des filets de pêche. Les prix des fruits restent également intouchables, et rares sont les clients qui se permettent des produits tels que la fraise hors saison cédée à 500 dinars, la pomme à 400 dinars ; ainsi, les prix de certains produits ont doublé et cette hausse subite des prix des fruits est incompréhensible et surtout inexpliquée et son origine est inconnue puisque ces produits sont disponibles à volonté au niveau des marches de gros. Ce phénomène de l’augmentation des prix est devenu habituel à l’orée de chaque début de nouvelle année qui demeure chaude ; et ceci sans que quiconque ne puisse évoquer la moindre raison valable. Généralement, tous les marchés existants affichent des prix inabordables, même si leurs marchandises sont de mauvaise qualité et souvent pourries. Au niveau du marché Safsaf, appelé « l’enfer », tous les produits ont augmentés de 50% et cette situation exceptionnelle a cédé la place à la spéculation et au doute. Les prix sont inabordables au niveau de tous les marchés situés à la Plaine Ouest où les prix des fruits ont doublé, la mandarine de petit calibre a atteint les 200 D.A, la carotte à 120 dinars, la salade à 180 dinars, la courgette à 180 dinars, idem pour les artichauts et, à la vue des prix affichés qui sortent de l’ordinaire, les gens rebroussent chemin avec des couffins vides.








