La Cour d’appel de Skikda a rendu lundi son verdict dans l’affaire du meurtre de l’avocat et ancien P/APC d’Essebt (Skikda), Djamel Eddine Chaoui. Une affaire qui avait défrayé la chronique au début de l’année 2023.
Un procès en appel qui s’est tenu, quelques mois seulement après le procès en première instance, qui a eu lieu au mois de mai dernier, et durant lequel cinq nouveaux mis en cause ont été présentés, dont des employés de l’APC d’Essebt.
Finalement, la Cour d’appel de Skikda a prononcé la même condamnation pour ce qui est l’accusé principal, un certain B. A. R., radié de l’Armée nationale populaire (ANP), soit la peine capitale. Celui-ci a été poursuivi pour les chefs d’accusation de « enlèvement et séquestration », « constitution d’une bande criminelle en vue de commettre des crimes », « meurtre avec préméditation », « vol avec violence », « utilisation d’un véhicule pour faciliter ces crimes » et « fuite », et « incendie volontaire d’un véhicule inoccupé ».
La Cour a prononcé d’autres condamnations allant de cinq à dix ans de prison ferme.
Pour rappel, les faits relatifs à cette sombre affaire remontent au 30 janvier 2023 lorsque le corps de la victime, âgée de 33 ans, a été retrouvé enterré dans le secteur de Toumiat, dans la commune d’El Harrouch, wilaya de Skikda.
La disparition de Djamel Eddine Chaoui avait été signalée neuf jours auparavant. Il avait, selon ses proches, précipitamment quitté le domicile familial le soir pour récupérer des documents à son bureau en vue d’une audience au tribunal de Tamalous (Skikda) le lendemain matin.
Djamel Eddine n’est jamais rentré et son téléphone a été retrouvé éteint pendant sa disparition.
A la mi-février, un communiqué du procureur général près la cour de justice de Skikda a indiqué que sept personnes ont été placées en détention préventive après leur audition par le juge instructeur chargé de l’affaire.
Il avait précisé que « les premiers éléments de l’enquête indiquent que le mobile du crime était le vol et n’a pas de lien avec la profession d’avocat de la victime ni avec sa qualité de président d’Assemblée populaire communale ».
Le procès en première instance a eu lieu au mois de mai dernier. Le tribunal criminel de Skikda avait prononcé la peine capitale contre le principal accusé alors que les autres ont été condamnés à des peins allant de 3 à 20 ans de réclusion criminelle. Un prévenu, parmi les sept, a été par contre acquitté.
Par : Elyas Abdelbaki










