Le fils se retrouve ainsi dans la même situation que son père, frappé lui aussi, en 2023, d’interdiction bancaire et dans l’incapacité de réaliser la moindre transaction par devant notaire suite à une instruction judicaire menée dans le cadre de l’affaire EvCon.
Omar Rebrab, fils de l’industriel Issad Rebrab, ancien patron du groupe Cevital, est frappé d’interdiction bancaire et commerciale sur décision de la Banque d’Algérie. En effet, depuis le 9 juillet, une note de la Banque d’Algérie adressée aux responsables des banques algériennes officialise cette interdiction, ont rapporté, hier, des médias dont Maghreb Emergent. «En référence au rapport de notification établi par la Direction générale de la sûreté nationale, relatif à l’exécution de l’ordonnance judiciaire rendue le 3 juillet 2025 par le juge d’instruction de la troisième chambre du pôle pénal économique et financier, Omar Rebrab est frappé d’une interdiction totale d’exercer toute activité bancaire et commerciale », stipule ladite note.
Omar Rebreb se retrouve ainsi dans la même situation que son père, frappé lui aussi, en 2023, d’interdiction bancaire et dans l’incapacité de réaliser la moindre transaction par devant notaire suite à une instruction judicaire menée dans le cadre de l’affaire EvCon. Selon des sources proches de la société Cevital, ces interdictions prononcées par la justice ont perturbé le fonctionnement de cette entreprise familiale leader dans les domaines de l’agro-alimentaire et de la logistique. L’ordonnance rendue par le juge d’instruction interdit, également, à Omar Rebreb « d’exercer toute activité commerciale de quelque nature que ce soit, que ce soit en qualité d’administrateur, de gérant ou de membre du conseil d’administration des sociétés auxquelles il est associé ».
Les pouvoirs se concentrent entre les mains de Malik
En conséquence, il a été demandé aux institutions bancaires de «cesser d’exécuter toute transaction émise par Omar Rabrab, en application de la décision de justice précitée, et ce jusqu’à nouvel ordre ». Selon les mêmes sources, depuis 2022, presque tous les pouvoirs de décision ont été concentrés entre les mains de l’enfant cadet, Malik Rebreb, aperçu lors de cérémonie officielles aux cotés de ministres et de hauts fonctionnaires de l’Etat, notamment lors de l’inauguration de l’usine de trituration d’oléagineux du Groupe à Bejaia. Alors que son père, Issad, placé sous contrôle judicaire depuis 2023, est frappé d’une Interdiction de sortie du territoire national ( ISTN). Autrefois symbole de la réussite entrepreneuriale algérienne, l’empire Rebrab a subi, depuis une décennie, les contrecoups d’un alignement politique « risqué » qui s’est traduit, notamment, par la liquidation du quotidien Liberté dont Cevital était le principal propriétaire. Précisions que la note de la Banque d’Algérie a notamment précisé que «toute correspondance ou demande relative à ladite décision judiciaire doit être adressée directement aux autorités judiciaires compétentes», confirmant le caractère définitif de cette décision jusqu’à ce que d’autres instructions soient émises par la justice.
Par : Akram Ouadah











