Considéré depuis plusieurs années comme étant un élément-clé dans la préservation de la santé des consommateurs, le contrôle des produits importés aux ports et aéroports, mais également fabriqués localement, a été au cœur des débats à l’Assemblée populaire nationale (APN). En effet, jeudi dernier, la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdelatif, a annoncé la réception de huit laboratoires mobiles fabriqués en Algérie et dotés d’équipements de pointe. Objectif : renforcer le contrôle des produits importés aux points d’accès terrestres, maritimes et aéroportuaires ainsi que l’ensemble de la production nationale. Lors d’une plénière de l’APN consacrée aux questions orales, Mme Abdelatif a précisé que « conformément aux instructions du président de la République (…) huit laboratoires mobiles de fabrication algérienne et dotés en équipements de pointe ont été réceptionnés en vue de renforcer le contrôle des produits importés et locaux sur le terrain». Elle a, en outre, affirmé que la structure nationale des laboratoires représente l’épine dorsale du système de contrôle, d’autant plus que le secteur compte 42 laboratoires actifs relevant du Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE), en sus du Laboratoire national d’essais spécialisé dans le contrôle des produits industriels. Mais cet arsenal technique s’est souvent révélé insuffisant face à la reprise des importations post Covid 19 et la relance notable des chaines d’approvisionnement à l’international.
85% des échantillons analysés conformes
Selon la ministre, la capacité d’analyse de ces laboratoires s’élève à 20 000 échantillons par an et une augmentation est attendue à la faveur de l’entrée en service de nouveaux laboratoires. Elle a également indiqué que les services du ministère ont prélevé, au cours des dix premiers mois de l’année en cours, 13 826 échantillons de produits alimentaires et non-alimentaires, en vue de les soumettre à des analyses microbiologiques et physicochimiques et à des essais industriels. Les résultats ont, a-t-elle fait savoir, révélé la conformité de 11 816 échantillons, soit un taux de 85,5%, « ce qui reflète une évolution notable en termes du respect par les opérateurs des règles techniques et sanitaires ». Pa ailleurs, 142 816 vérifications ont été effectuées à l’aide d’instruments de mesure portables, ce qui a permis la détection rapide de 3 861 cas de non-conformité, a-t-elle ajouté.
Mme Abdelatif a souligné que le contrôle de la qualité n’est pas une simple formalité administrative, « mais un choix stratégique adopté par l’Etat pour protéger son économie, préserver les droits des consommateurs et renforcer le processus du développement durable», saluant « l’amélioration notable de la qualité du produit algérien et la hausse du niveau de confiance des consommateurs».
Par : Akram Ouadah








