Ain Farhat, faisant partie de la commune de Zorg, est située sur la RN10 à quelques encablures de la ville d’Ain Beida. Cette dernière est complètement marginalisée : ni espaces verts, ni aires de jeux, ni structures de divertissement et de loisirs, ni bassin d’initiation pour enfants, ni encore moins une salle de sports (OMS) ou de spectacles.
Les jeunes garçons, en particulier les adolescents exclus prématurément du système scolaire, passent leur temps à jouer aux cartes dans des cafés enfumés ou raser les murs décatis de cette cité morose. Le peu de stades Matico regroupe des centaines d’enfants le weekend où ils retrouvent refuge pour meubler leur vide en jouant au football. Cette énergie juvénile a besoin de tournois sportifs et d’activités culturelles.
Chaque jour, ces jeunes oisifs de cette localité, pauvre et plongée dans la lassitude, se rendent à Ain Beida pour vaquer et changer d’air. Le vendredi, leur destination, comme tous les habitants de la wilaya, est le grand marché de voitures d’occasion de la cité de Bir Ounes où ils se procurent, à des prix raisonnables, des objets et produits d’importations ou locaux.
Ces derniers temps, le chômage a atteint des chiffres apeurant dans cette cité fantomatique où il n’existe ni usines, ni unités de production pour recruter ces jeunes qui vivent dans un cercle fermé et vicieux. Oisiveté et routine meublent leurs vies.
Certes, Ain Farhat est dotée d’un bureau de Poste, d’une salle de soins, d’une école primaire, d’un collège et bien d’autres structures étatiques. Mais, ce dont a besoin ce grand carré urbain, est une Zad et des unités de production pour encourager le développement et créer des postes de travail. En plus, Ain Farhat se trouve sur un axe routier très important, à savoir Oum El-Bouaghi – frontière Tunisienne. La population exhorte le wali d’Oum El-Bouaghi d’inscrire d’autres projets afin de faire sortir cette bourgade de sa léthargie.










