Les travaux de rénovation du réseau d’AEP, sur une distance de 5100 ML en PEHD, ont été lancés il y a, déjà, une semaine. Le point de départ a concerné le Centre des handicapés mentaux pour atteindre les voies (E et G) pour renforcer en eau potable la ZHUN : les 300 logts, la cité Bouzidi, Kabeche, El Amel, jusqu’au siège de la CNAS, sis route de Constantine. Cette importante opération a été confiée à une entreprise privée qui est à pied d’œuvre pour achever les travaux avant la période estivale.
Dans le même contexte, la direction de l’Hydraulique, en collaboration avec l’ADE, a entamé les travaux de maintenance et de rénovation de trois (3) réservoirs. Le premier, situé dans la ZHUN, en face du site (1), d’une capacité de 7.000 m3, alimente les cités: 157 logts, El Ahram, Omar Ben El Khatab, les 603 et 82 logts Bouzidi, les 100 villas EPLF, selon un chef de service de la direction de l’Hydraulique (antenne d’Ain Beida).
Le deuxième réservoir, situé à El Hamlaouia (Haut), d’une capacité de 5.000 m3, alimente les cités El Kahina (1,2,3), la coopérative El Kahina, située en face du stade municipal Hamdi Ali. Et, enfin, le troisième réservoir, situé à El Hamlaoui (Bas), d’une capacité de 4.000 m3, alimente le centre-ville, la cité Murienne, les 32 logts (HLM) datant de l’époque coloniale et la cité El Amel.
Les besoins de la capitale des Hracta en eau potable est de 30.000 m3 afin de pouvoir alimenter, deux fois par semaine, toutes les cités, ainsi que la commune de Berriche qui est reliée au réservoir 20.000 m3, situé dans les hauteurs de Bouakouz. Ce dernier est ravitaillé par le barrage d’Ourkis, commune de Ain Fakroune.
Les objectifs tracés par la direction de l’Hydraulique sont de réhabiliter l’ancien réseau en fonte et en plomb, et d’améliorer les prestations de service des citoyens. En effet, depuis les années 2000, les Beidis souffrent de la crise hydrique, car la quantité d’eau est jugée très insuffisante pour assurer la couverture d’Ain Beida, qui reçoit uniquement 18.000 m3 d’eau à partir du barrage (48h pour Ain Beida et 24h pour la ville de Souk-Ahras).
En tout état de cause, la situation commence à s’améliorer par rapport aux années écoulées où le spectre de la soif s’annonce chaque début d’été. Les habitants font appel aux colporteurs d’eau pour faire leur stock de 4 jours/semaine à raison de 1.000 DA la citerne. D’autres s’alimentent à partir des puits séculaires situés à la périphérie de la ville ou près des fermes privées, et des sources d’eau qui sont généralement à sec durant la période caniculaire.
Par : Chaffai Chawki










