Une instruction ministérielle conjointe vient fixer de nouvelles conditions et modalités d’accès à la formation pour l’obtention du Diplôme d’études médicales spécialisées (résidanat) au profit des praticiens médicaux généralistes de la santé publique exerçant dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, a rapporté hier El Khabar dans son édition d’hier.
Promulguée conjointement par les ministères de la Santé, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et des Finances, ainsi que la Direction générale de la fonction publique et de la réforme administrative, cette instruction porte révision de la circulaire conjointe du 28 novembre 2019. Elle prévoit notamment, selon la même source, le relèvement de l’âge maximal de participation à 50 ans (contre 40 ans auparavant) et la réduction de l’expérience professionnelle exigée à deux ans (au lieu de cinq ans).
Ces nouvelles mesures visent à faciliter l’accès des praticiens à la formation spécialisée et à les inciter à poursuivre leur carrière professionnelle dans les structures sanitaires des régions du Sud et des Hauts-Plateaux, en vue de renforcer l’encadrement médical spécialisé et d’améliorer la prise en charge des patients.
Dans ce sillage, le ministre de la Santé, Mohamed Esseddik Aït Messaoudene, a, récemment, annoncé devant les membres du Conseil de la Nation le report du concours d’accès et de l’épreuve écrite au titre de l’année 2026 pour les praticiens des zones concernées, afin de permettre l’application de ces nouvelles dispositions. Ainsi, outre la limite d’âge fixée à 50 ans et l’ancienneté minimale de deux ans d’exercice effectif dans le grade, les candidats doivent être en position d’activité à la date du concours.
S’agissant des démarches administratives, le texte précise que la postulation s’effectue par le dépôt d’une demande auprès du directeur de l’établissement employeur ou du directeur de la santé et de la population (DSP) de la wilaya, doublée d’une inscription sur la plateforme numérique dédiée. Aussi, les établissements d’origine demeurent chargés de la suive du parcours professionnel des candidats retenus.
En contrepartie, les médecins admis s’engagent à exercer pendant une durée minimale de six ans dans l’un des établissements de santé relevant de la wilaya d’affectation à l’issue de leur formation. Il y’a lieu de préciser que l’instruction définit également les sanctions et suites juridiques applicables en cas d’interruption de la formation ou de non-respect des engagements de service contractés.
Par : Akram Ouadah












