Par : Chaffai Chawki
La journée nationale des handicapés, qui coïncide avec le 14 mars de chaque année, a été célébrée au chef-lieu de wilaya et au niveau du théâtre régional d’Oum El Bouaghi, implanté à Ain Beida où un riche programme a été réalisé dans une atmosphère bon enfant. La vaste salle de cet espace culturel a drainé un grand nombre de visiteurs et de curieux, intéressés par les expositions des livres et affiches de théâtre. Une troupe pour enfants de la capitale des Haracta a animé une pièce théâtrale intitulée “Le soleil endormi” qui a émerveillée le public présent ainsi que les jeunes personnes aux besoins spécifiques du centre pédagogique des sourds et muets d’Oum El Bouaghi par un scénario inouï, un décor paradisiaque, des jeux de lumière et de jolis costumes qui ont laissé ces spectateurs abasourdis. Loin de ce spectacle amusant qui permet à cette catégorie de jeunes enfants handicapés d’oublier un quotidien parfois lassant et lugubre, des commerçants ont rendu les passages aux non-voyants inaccessibles, car tous les trottoirs sont squattés. Au niveau des institutions de l’Etat, ces derniers ont besoin d’un guichet et d’un espace qui leur est réservé pour éviter le contact et l’attente. La question qui persiste par les parents d’enfants handicapés : est-ce que loin des centres pédagogiques, on a pensé à ces corps frêles pour leur déplacement en ville et l’accès à des bureaux et centres ! A vrai dire, les non-voyants et handicapés moteurs souffrent énormément dans leur quotidien rien que pour prendre le bus ou un taxi. S’occuper des personnes aux besoins spécifiques est une culture qu’il faut enseigner dans les écoles primaires et apprendre à nos enfants comment s’occuper du handicapé et comment lui venir en aide… Leur inculquer que le handicap n’est pas une fatalité.












