Par : Amar Ait Bara
Nous apprenons que les travailleurs des hôpitaux et des établissements de santé observeront aujourd’hui dimanche un sit-in de protestation devant le siège de la direction générale situé au niveau du CHU Annaba. Ces mêmes travailleurs ne cessent de dénoncer le marasme qui a atteint son paroxysme, ainsi que les nombreux scandales qui ont secoué le secteur de la Santé ces derniers temps à l’échelle wilayale. Mardi prochain, le ministre de la Santé et de la Population sera l’hôte d’Annaba pour une visite de travail effectuée sur fond de crise aiguë, selon des sources sûres et une commission composée de syndicalistes sera reçue par ce dernier pour porter leurs doléances et leurs inquiétudes aux plus hautes instances du pays. A travers ce communiqué de dénonciation en notre possession, daté du 10 mars 2022, les syndicalistes qui l’ont rédigé ont tenté d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la situation chaotique dans laquelle se trouvent les établissements hospitaliers de la wilaya d’Annaba .Ces contestataires ont dressé un tableau noir et ce communiqué était conjointement signé par le SG /UGTA du syndicat des travailleurs des établissements hospitaliers et le coordinateur de wilaya des travailleurs du secteur de la Santé d’Annaba, qui a été transmis à tous les organes de presse dont Le Provincial. Ainsi, à travers cet écrit incendiaire, les cadres syndicaux dénoncent les abus des responsables du CHU Annaba, surtout lors la prise des décisions et autres dépassements. 16 points ont été évoqués dans ce communiqué incriminant directement les responsables de l’administration des hôpitaux dont le plus important et le plus édifiant concerne l’exclusion des travailleurs du conseil de l’administration qui a eu lieu le 7 mars dernier et qui consistait à discuter du projet du budget de gestion de l’année 2022. Et, à la suite de cette décision de marginalisation, les syndicalistes s’interrogent sur cet état de fait tout en soulevant de nombreux autres problèmes liés à la mauvaise gestion de ce secteur. Dans le point 4, les deux responsables du syndicat dénoncent les dépassements dans la gestion des ressources humaines relatives aux versements des salaires de 5 professeurs dans différentes spécialités qui sont absents depuis des années et dont certains résident à l’étranger. Ces syndicalistes mécontents dénoncent le peu d’intéressement qu’accordent les responsables dans le déploiement et l’utilisation anarchique des employés de l’hygiène et de nettoiement qui sont au nombre de 700, dispatchés partiellement ou d’une manière inéquitable. Les deux représentants des travailleurs des établissements hospitaliers et ceux de la coordination des travailleurs de la santé, représentants un secteur aussi névralgique que celui de la santé, sont montés au créneau pour dénoncer les dépassements, les différentes formes de transgression des lois et aussi l’abus de pouvoir des gestionnaires du secteur qui ont marginalisé les travailleurs en monopolisant le pouvoir de décision qui devrait être en principe collégial. Ces deux dénonciateurs et également signataires de ce communiqué accusent des responsables de l’administration du centre hospitalo-universitaire, dont le directeur général DG/CHU Annaba, de fuite en avant. Ces derniers dénoncent également le laxisme et la clochardisation du secteur à cause de la manipulation et des passe-droits. Le malaise s’amplifie pour prendre des proportions démesurées et, d’emblée s’annonce gravissime pouvant nuire à ce secteur. La grogne des syndicalistes intervient après 5 jours de la dernière visite éclair à la ville de l’acier Annaba du patron de la centrale syndicale Salim Labatcha. Le communiqué en question est porteur de nombreux massages et de plusieurs lectures, dont celles du marasme et de l’anarchie qui règnent au niveau de ce secteur aussi important et qui peuvent découler directement sur la paralysie totale des hôpitaux. Enfin, les deux signataires déplorent l’attitude négative des responsables dans la prise de décisions et ceci à cause de l’absence du directeur général DG/CHU qui rejoint son bureau après les horaires de travail, précise le communiqué. La liste des bavures, des erreurs d’appréciations, des erreurs volontaires et délibérées dans la gestion et des transgressions est longue et, ceci n’est qu’un extrait des 16 points qui composent cet écrit de dénonciation. Ce communiqué, en notre possession est signé par les deux parties, la première en la personne du secrétaire général des établissements hospitaliers L.M.L et la seconde, par le docteur K.F, coordinateur de wilaya des travailleurs de la santé.








