Par : M.Lilia
Dans la nuit de samedi à dimanche, une ancienne construction désaffectée, située au niveau de la rue de Tunis, dans la Vieille Ville s’est brusquement effondrée, causant de sérieux dégâts matériels à la bâtisse mitoyenne qui elle, est toujours habitée.
Des jeunes du quartier ainsi qu’un SDF qui avaient l’habitude de prendre cette bâtisse abandonnée pour refuge, n’étaient heureusement pas sur les lieux, le soir de l’incident. D’une hauteur de 12 mètres, le bâtiment qui s’est écroulé en deux fois, n’aurait laissé aucune chance à ces squatteurs.
Suite à l’intervention des services de la Protection civile, plusieurs responsables locaux se sont déplacés sur les lieux pour se rendre compte de la situation.
Ne constatant pas de dégâts humains, ces derniers ne se sont pas attardés sur les lieux et n’ont fait aucune déclaration aux habitants de la bâtisse voisine qui avaient pourtant passé la nuit dans la rue, de peur que leur bâtiment ne s’effondre à son tour.
En effet, ce ne sont pas moins de 8 familles, qui ont ressenti des secousses lors de l’effondrement. Les secousses en question ont d’ailleurs entrainé de nouvelles fissures sur les structures de leur immeuble déjà fragilisé par les aléas du temps.
En plus, de la fragilisation de la structure, des câbles électriques autrefois suspendus en hauteur, sont désormais à terre, menaçant ainsi la vie des habitants.
Cet incident soulève une question primordiale, n’est-il pas temps de reloger les 8 familles qui ont dû abandonner leurs domiciles en pleine nuit d’hiver ?
Encore paniqués par l’incident qu’ils viennent de vivre, les membres d’une famille logée dans le sous-sol de la bâtisse menacée, se disent prêt à habiter dans un foyer ou une mosquée le temps qu’il faudra.
Il est à préciser, que plusieurs bâtisses, dans la même rue, ont été désaffectées et mises sous scellées, dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire à Annaba.
Aujourd’hui, il va sans dire que la majorité des constructions de la rue de Tunis ne sont plus habitables. Les autorités compétentes vont-elles intervenir avant que la situation ne devienne irrécupérable et que des familles entières payent de leurs vies ? Le temps nous le dira.








