Par : Amar Ait Bara
Depuis la pandémie et l’obligation d’observer la distanciation sociale, les prix des taxis collectifs urbains, faisant la navette El Hattab-la Plaine Ouest, ont augmenté par deux fois. En effet, en temps normal et avant la covid-19, ces taxis transportaient 4 clients à raison de 30 dinars, avant d’augmenter la place de 10 dinars, tout en respectant les décisions des pouvoirs publics relatives au respect de la distanciation en transportant 3 clients à raison de 40 dinars. Hier, les citoyens ont été étonnés encore une fois par une autre augmentation inattendue pour atteindre 50 dinars la place et considèrent que cela relève de l’arbitraire. Cependant, certains taxieurs qui sont contre cette augmentation illégale ont décidé de ne pas augmenter les tarifs en laissant les prix à 40 dinars la place. En effet, ces derniers ont été destinataires d’une note d’augmentation émanant du syndicat des taxis sans signature et sans cachet humide, synonyme de falsification et d’anarchie afin d’augmenter le prix de la place à 50 dinars, chose que les clients contestent. Le mécontentement s’est installé au sein de cette population qui habite ce quartier, habituée à prendre l’itinéraire Plaine Ouest vers la station d’El Hattab, au moins 4 fois par jour. Ainsi, une question se pose dans le cas où la pandémie venait à disparaitre et qu’il n’y aura plus de distanciation sociale, ces taxieurs reviendront-ils à l’ancien prix celui de 30 dinars en transportant comme avant 4 personnes ou bien appliqueront-ils toujours les nouveaux tarifs ?
De nombreux clients mécontents ont décidé de prendre attache avec la police pour leur faire part de cette augmentation et, selon eux la police a pour sa part contactée la direction des transports qui a assumé cette augmentation. Ce qui est illégal, selon un membre de l’union nationale des commerçants algériens, UGCA, parce qu’en principe, aucune augmentation n’est permise sans le dialogue et la concertation avec le ministère de la tutelle et les représentants du syndicat des taxieurs à l’échelle nationale. On s’attend à des rebondissements dans cette affaire qui commence à attirer l’attention des uns et des autres et qui sera une source de crise sociale, déjà que les citoyens boycottent le transport par taxis.








