Par : Bouchra Naamane
Le manque de sécurité dans les facultés, relevant de l’université Badji Mokhtar à Annaba, prend des proportions de plus en plus inquiétantes et constitue, jour après jour, une véritable menace pour les enseignants et les étudiants.
Aucune surveillance n’est assurée aux portails des facultés. En effet, des individus extra-universitaires, n’ayant aucun droit d’accès à l’établissement, peuvent désormais entrer le plus normalement du monde sans faire l’objet de la moindre interrogation de la part des agents de sécurité, censés vérifier l’identité de chaque personne souhaitant accéder à l’intérieur de l’université. « On voit de tout, des couples extra-universitaires venus passer du temps sur les bancs de la faculté, des jeunes individus se baladent avec leurs cages à oiseaux comme s’ils étaient dans un jardin ou une aire de repos, des groupes d’amis allongés sur les espaces verts, des dealers, des détenteurs d’armes blanches et j’en passe, la situation sécuritaire à l’université devient de plus en plus catastrophique » témoigne un enseignant à la faculté des sciences humaines et sociales d’El Bouni.
Le plus étrange quant à ce phénomène, ce sont les mendiants qui traînent dans les couloirs de la faculté en toute liberté. Certains d’entre eux osent même entrer aux salles d’études et aux amphis et harcèlent les étudiants et les enseignants. Ces derniers se promènent en toute impunité en dépit des multiples réclamations adressées aux responsables de l’université par les enseignants. Il est important de préciser que l’université Badji Mokhtar Annaba rencontre un véritable problème lié aux nombre des agents de sécurité qualifié par tous d’ « insuffisant ». Nos sources au sein de l’université nous ont fait savoir que ce manque est dû au déficit financier de l’établissement.
Les inquiétudes du corps universitaire s’avèrent légitimes si l’on se réfère aux multiples incidents ayant eu lieu au sein de l’établissement. C’est le cas, à titre d’exemple, de l’incident qui a eu lieu le mois de février de l’année dernière, lorsque les éléments de la Gendarmerie nationale de la commune de Sidi Amar sont intervenus au niveau de l’université de Badji Mokhtar pour arrêter un individu impliqué, selon des sources dignes de confiances, dans une affaire de viol sur mineure au sein de l’établissement. Il s’agissait, selon les mêmes sources, d’un extra-universitaire, ayant l’habitude d’accéder à l’intérieur du pôle universitaire en toute impunité et de quatre agents de sécurité accusés de non-dénonciation d’un crime.








